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[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (3)

Lundi 27 novembre 2006, 09:05 du matin.

Toujours couchée sur le ventre, je décide finalement d'ouvrir les yeux. Je me relève, m'étire longuement et me penche pour prendre la télécommande. L'image apparaît sur une tête que je connais. La première fois que je l'ai vue, c'était en été 2006, lorsque j'avais fait ma première télé chez Thomas. Ce qui est troublant, c'est que c'était exactement dans les mêmes conditions. Vous savez, c'est comme quand vous rentrez dans une pièce et que vous vous dites: "j'ai déjà vécu ce moment...".

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Ce matin-là aussi, je venais de me réveiller, d'allumer la télé et je me suis retrouvée nez à nez avec ce gamin. Un champ de blé derrière lui comme dans ma vidéo Lolita. Mais lui, il était loin de jouer les midinettes, il était plutôt occupé à boire la tasse. Je suis restée collée devant l'écran, scrutant sa coiffure manga et ses yeux bordés de noir. J'aimais le coup de marketing. "Clever" le producteur qui l'a trouvé. J'avais eu le temps de lire le nom du groupe, Tokio Hotel et des mots allemands que je ne retenus pas. Je m'étais promis de faire une recherche sur Internet. Je n'eus jamais le temps.

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Me voici donc, presque quatre mois plus tard, de nouveau devant eux. Durch Den Monsun, je me surprend à répéter ces mots.
Cela sonne bizarre dans ma bouche. Durch Den Monsun. Qu'est-ce que cela veut bien vouloir dire? En tout cas, je ne sais pas quel âge ils ont mais j'aime beaucoup leur mélodie.

Le clip vient de finir, il est temps de me préparer, la journée va être longue et surtout la soirée. Je suis assez nerveuse car ce soir, c'est la grande première. Je vais enfin voir le résultat final de ce travail fou qu'est Arthur et les Minimoys.

Le visage en face du jet de douche, je me souviens de ma première rencontre avec Luc Besson.

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J'étais tellement impressionnée que j'avais mangé mes mots. Sa main dans la mienne, "Grand Bleu... Léon... merci..." furent les seuls mots que Luc entendit. Il me regarda avec des yeux tout ronds et me répondu "De rien" avec un large sourire. Je sentais que mes joues étaient en feu. Cela le fît rire.

Quelques mois après, je reçu un coup de fil de lui, il voulait me voir pour me parler de son prochain film, de son personnage Sélénia qui était rousse comme moi. Je lui ai dit oui tout de suite.

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Mais revenons à mes chansons. J'avais tout planifié, je voulais sortir quatre morceaux sur une année. Je n'eus la possibilité d'en sortir que deux. Lolita eu plus de succès que je ne l'avais imaginé. Le second morceau que je voulais sortir s'intitule "Veni Vedi Vici" mais après avoir parler avec Nicolas (mon manager d'Universal), on a décidé de sortir "A contre-courant".

Vidéo A contre-courant - TF1 Emission: Les disques d'or

Il faut que je vous dise que j'ai décidé de ne pas sortir d'album. Enfin, pas comme on l'entend. Nicolas a failli devenir fou quand il a du expliquer ça à Pascal Nègre.

Nicolas: Elle ne veut pas sortir d'album mais des mini-albums.

Pascal Nègre s'étouffa avec sa gorgée de café.

Pascal: C'est quoi cette connerie?
Nicolas: Cinq morceaux, quatre singles et un inédit.
Pascal: Elle se prend pour qui? Elle ne va pas m'apprendre mon métier.
Nicolas: Elle savait que vous diriez ça, elle m'a demandé de vous répondre qu'elle se prenait pour le porteur de lumière et qu'elle n'aime pas perdre son temps.

Pascal Nègre resta bouche bée mais dans son regard pointa une lueur.

Pascal: Amène-la moi. Je veux la voir me dire ça en face.

C'est ce que je fis.

Au final, le mini album "Mes courants électriques" contiendrait cinq titres: Lolita, Veni Vedi Vici, Gourmandises, A contre-courant et Hey! Amigo!.

Veni Vedi Vici

Un zeste de félicité
Un tempérament qui fait rire
Parce que tout peut bien arriver,
Le temps nous dit c'est plus facile
Si on met :
Un zeste de citron dans l'eau,
Changer le goût, sans changer l'hydre
La vie est belle pimentée, corsée
La vie qui pique
Qui pousse comme un champ de blé

Veni, Vedi, Vici
C'est de la chance aussi
Tout petit à petit
L'oiseau qui fait son nid, douillet
Veni, Vedi, Vici
Ma bonne étoile luit, je n'ai
Pas de mea culpa
J'suis bien là et j'aime ça

Un zeste de féminité
Sur un corps-puce de gamine
Les langues sont facilitées, juré
Le latin je l'aime en chemise,

Un zeste de balbutiements
Quand je me dis : tout va trop vite
C'est là que veillent les mamans, j'entends
Au loin les cloches de la ville,
Vive le vent ...



Gourmandises

Quand tu penses à moi
Toi le loup des steppes
Tout au fond de toi
Ressens-tu l'ivresse
J'ai si faim de toi
Tu le dis sans cesse
Et prendre soin de moi
Dis-moi si ça blesse
Oh loup y es-tu pour moi
Tu fais la promesse
Et si je m'offre à toi
C'est en milliers, baisers de tendresse

Y a les baisers
Les premiers
Goût d'embruns
Goût de spleen
Y a les baisers volés
Dans les trains de tsarines
Les baisers d'un été
Où la main s'achemine
Mais les baisers d'Alizée
Sont de vraies gourmandises

Quand je pense à toi
Toi le loup des steppes
J'n'ai pas peur de toi
Est-ce que ça t'oppresse
Prends ce chemin là
Tu le dis sans cesse
Oh ! couche toi près de moi
Et dévore moi des yeux, ma princesse

Pour des baisers
Les premiers
Goût d'embruns
Goût de spleen
Pour des baisers volés
Dans les trains de tsarines
Des baisers d'un été
Où la main s'achemine
Mais les baisers d'Alizée
Sont de vraies gourmandises



A contre-courant

Nos univers
A contre-courant
Tout à l'envers ...
Pas pour longtemps !
Quand tu es sur terre
Mets-moi au courant
Que j'imagine ...
Nos fusions.
On se désire
Sous haute-tension
Mais pas de prises ...
De nerfs, je con ...
... cilie tes rires
Et mes électrons
Un bal de vie
Bal de ballons

Rien d'ordinaire
Rien que du bon temps
Tête à l'envers ...
Pas trop longtemps.
Quand tu es sur terre
Mets-moi au courant
Que je devine ...
Les intentions.
On s'électrise:
Tension maximale
Les corps-circuits ...
De deux amants
On s'illumine
Lumière animale
L'école de l'é ...
... lectro-aimant

Retrouver le sens
De la vie, je pense
Passe par l'ennui
Quand toi, tu es parti.
Retrouver les sens
Moments qui s'insolencent
Des défilés de doigts,
De mon envie de toi.
Quand le courant passe, aussi la menace
Du temps qui se barre, du temps qui nous sépare
Et le courant passe, j'ai en moi l'audace
Du champ magnétique, et ça c'est magnifique !

Nos univers
A contre-courant
Reviens sur terre
Et pour de bon
Quand tu m'espères
Mets-moi au courant
Que j'envisage ...
Une rébellion
On se statique
Quand je lui dis non,
Pas plus de six ...
Allocutions
Il me panique
D'électrocution
Mon isolant
C'est la passion



Hey! Amigo!

Déambule,
Déhanche-toi plus
Elle déambule,
Dans tes avenues, tes rues,
"Mets les hommes" ...
A ses pieds si tendres,
Barcelone, fais lui bien comprendre :
Qu'elle se trompe
Quel qu'en soit l'émoi
Elle se trompe,
Car elle est comme toi, un chat
Qui ondule
Qui fait le dos rond
Elle manipule, celui qui dit non

Hey ! Amigo !
Elle veut du haut, elle veut ta peau
Et sur son dos, un tatouage.
Hey ! Amigo !
Mi amigo, elle veut du beau
Et d'un amour, sans maquillage.

Déambule,
Déhanche-toi plus
Elle déambule,
Dans tes avenues, tes rures.
"Mets les voiles" ...
A son doux visage
Barcelona, prends-la en otage.
Elle se donne
Quel qu'en soit le poids
Oui, elle se donne,
Car elle est comme toi, un chat
Qui minaude ...
Qui feint, et salue l'homme
Elle se sauve d'un bond
Comme elle s'envole !

Hey ! Amigo !
Elle veut du haut, elle veut ta peau
Et sur son dos, un tatouage.
Hasta luego,
Mi amigo, elle veut du beau
Et d'un amour sans maquillage


++++++++++++++++++++ FIN N°3

# Posté le jeudi 03 mai 2007 05:22

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