Pas de sadisme pour cette fois. Je dois juste préciser que je ne voulais pas que ce texte soit la 31ème partie de la fanfic. Parce que 31, c'est 13 inversé. Il est temps de casser le cycle du nombre 13. Donc, voici la partie 32 de la fanfic...
Mais comme je vous ai habitué au extra-normal, je vous vois déjà hausser le sourcil en vous demandant ce que veut bien signifier le nombre 32?
Le nombre trente-deux c'est:
- En degrés Fahrenheit, c'est le point de congélation de l'eau au niveau de la mer.
- Le nombre total de dents pour un humain adulte, incluant les dents de sagesse.
- Le code ASCII et Unicode pour le caractère espace.
- Aux échecs, la quantité totale de carrés noirs sur l'échiquier, la quantité totale de carrés blancs, et la quantité totale de pièces (blanches et noires) au début de la partie.
- L'indicatif téléphonique international pour appeler la Belgique.
Bonne lecture. hehe
Bill était dans l'entrée, il me regardait sans me regarder, avec probablement autant de questions que j'en ai en ce moment précis. Je m'appuie contre le petit bureau qui se trouve dans la chambre de ce palace cinq étoiles de Paris. Je ne vais pas faire la difficile, l'endroit est incroyablement luxueux et le bordel que Bill a étalé dans cette pièce, la rend plus personnelle.
Et puis, moi, j'aime ce garçon de tout mon coeur.
Oui... je suis consciente que nous nous connaissons pas beaucoup. Enfin... pas comme les autres se connaissent.
Mais nous sommes différents. Notre vie est différente.
Je ne sais pas ce que Bill aime manger au petit déjeuner. Mais je ne dois pas aller faire les courses au hypermarché du coin pour qu'il puisse manger, chaque matin, à sa faim. Son petit déjeuner, il le prend dans des hôtels ou dans un bus.
Je ne sais pas ce que Bill gagne par mois mais... je ne dois pas m'inquiéter qu'il payer le loyer à la fin du mois.
D'ailleurs, nous n'habitons pas ensemble et chose encore plus inhabituelle, nous n'habitons pas le même pays.
Voilà qui réduisait considérablement les conversations que n'importe quel couple peut avoir. Vous savez, ces discussions à propos du quotidien. Ces trucs qui cassent toute la magie du conte de fée et dont on prend soin de résumer toute la banalité par cette phrase magique: Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
Je regardais Bill sans le regarder. Je déposais mon portable à côté de mon sac et me baissais pour enlever mes chaussures.
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Lucie était dans ma chambre, elle me regardait sans me regarder, avec probablement autant de questions que j'ai en ce moment précis. Je la regarde s'appuyer contre le bureau. Je l'aime tellement ma princesse. Tellement que je redoute sa réaction.
Va-t-elle une fois de plus prendre la fuite? Non, pas cette fois, quelque chose à changé, elle m'a dit qu'elle m'aimait.
Pourtant, j'ai la trouille. Je continue à la regarder. Elle, qui enlève ses chaussures.
Je rentre dans la salle de bain et jette, à travers le miroir, un regard sur moi.
Bill Kaulitz, le grand égoïste. Selon son jumeau Tom Kaulitz.
Mais si j'étais si égoïste, je serais dans la pièce d'à côté et je déshabillerais Lucie. Or, je suis en face de la plaque en marbre qui entoure l'évier et j'ai les deux mains appuyées dessus. Je suis penché, la tête baissée.
Et si c'était justement parce que je suis égoïste que je suis ici? Je relevais la tête et me dévisageais plus longuement.
Suis-je ici parce que je ne veux pas échouer?
Bill Kaulitz qui foire sa première fois... Il ne le supporterait pas.
Pourquoi j'avais tellement peur que ça foire? Je continue à me fixer. Je me détaille. Mes cheveux en l'air, mes yeux maquillés, le fond de tain sur la gueule. Où es-tu Tom? J'ai besoin de te voir.
Je prend une linguette démaquillante et j'enlève ce qui fait de moi... Bill. Pour retrouver la part de Tom qui est en moi.
Je prend, à présent, ma brosse à cheveux et je démêle tout ça. Je passe mes mains dans mes cheveux plats et me fixe. Toujours avec mes cheveux cachés par mes mains, je regarde Tom.
Dis-moi pourquoi je suis ici? Pas de réponse.
Je décide de prendre une douche.
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Bill vient de s'enfermer dans la salle de bain. Je suis presque au bord des larmes. Il ne m'a pas invité, il veut être seul alors qu'on devrait être ensemble et ne faire qu'un. Je veux avancer et aller le rejoindre mais mon corps reste figé sur place. Pourquoi m'abandonnes-tu à ce moment précis?
Tom... ton frère est compliqué. Si je te demande conseil, me répondras-tu? M'aimes-tu aussi? Je veux dire... est-ce que tu es content que je casse votre couple de jumeaux? Ce n'est pas que Bill qui doit m'accepter, mais toi aussi. J'ai peur. Alicia?
Je secouais ma tête.
Faut vraiment que j'apprenne à prendre des décisions toute seule. Autant je suis bonne pour les décisions professionnelles, autant je "suck" grave pour les sentimentales. Secoues-toi Elian!
C'est quoi ce bruit? De l'eau... Bill prend une douche? Maintenant?
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Je m'essuyais et plaçais la serviette autour de la taille. Je me remet devant le miroir et fixe mon visage démaquillé.
Dis-moi pourquoi je suis ici? Tom! Dis-moi!
Parce que tu es un perfectionniste et un rêveur. Mais les deux ne sont pas compatibles. Secoues-toi Bill. La fille qui est à côté, je l'ai acceptée.
Je regarde mon visage démaquillé et je souris à Tom. Je souris à mon jumeau, la personne la plus important au monde pour moi.
La seule personne en qui j'ai confiance avec ma mère et Andreas. Je souris à mon double, à Tom qui à travers ses allusions lourdes durant ces derniers mois, me disait qu'il avait accepté Lucie. Ou plutôt, Elian. Qu'il lui faisait confiance et que je n'avais qu'à faire la même chose. Je suis ici parce que j'accepte Elian comme la quatrième personne à qui je dirais tout.
Et ce n'est pas si facile de faire confiance totalement.
J'ouvre la porte de la salle de bain et la cherche dans la chambre. Où est-elle? Je la vois. Ou plutôt je ne vois que ses cheveux. Elle est de l'autre côté du lit, assise par terre, le dos adossé contre le lit.
Je fais le tour du lit pour la rejoindre. Elle a pris le couvre-lit et l'a enroulé autour d'elle comme une immense cape d'hiver. Mon regard se pose sur le fauteuil à côté du bureau, ses vêtements sont là. Je tourne ma tête vers elle. Elle me regarde à présent et me fait un petit sourire.
Je m'assied à côté d'elle, contre le lit. Elle se tourne un peu vers moi et détaille mon corps, remarquant que je ne porte qu'une serviette.
Elian: Are you ok?
Bill: Yes. And you?
Elle ouvre un peu le couvre-lit, ce qui lui permet se mouvoir plus facilement, et me permet à moi d'apercevoir, qu'en effet, elle est nue en dessous. Le temps que l'information arrive à mon cerveau, elle venait de s'asseoir sur mes cuisses, une jambe de chaque côté de mon corps. Elle ouvre les deux pans de sa grande cape et m'accueille à l'intérieur du cocon qu'elle a créé avec le couvre-lit. Elle passe ses bras autour de mes épaules et le contact de nos peaux nous fait frissonner agréablement tous les deux.
Elian: I'm better now.
Je l'embrasse, elle m'embrasse. Et nous restons comme ça peut-être dix minutes. Je joue, je mordille ses lèvres et elle fait de même. Et puis, elle s'arrête et me regarde avec insistance. Les doigts de sa main droite passent sur mon sourcil gauche, ma joue gauche, mes lèvres.
Elian: No make-up. Only you and me?
Bill: Only Elian and Bill.
Je me défais de son étreinte et positionne mes deux mains en arrière, sur le lit, pour prendre appui et pouvoir me relever.
Je m'assois sur le lit, saisis la serviette et la jeter par terre. Ma main droite est maintenant tendue vers Elian et je l'invite à se rasseoir sur moi. C'est décidé, ma première fois commencera comme ceci. J'ouvre le couvre-lit et passe mes mains dans le dos d'Elian. Je la caresse pendant que ma bouche part explorer sa poitrine.
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C'est parti! Le moment tellement redouté est là, ma première fois. Je suis face à face avec Bill, assise sur lui, et lui assis sur le lit. Sa tête enfuie dans mes seins pour les embrasser et ses mains le long de ma colonne vertébrale. Sans réfléchir, je passe mes mains dans ses cheveux mouillés et embrasse son crâne. Je le laisse jouer et découvrir ma peau. Je le laisse me donner la chaire de poule et me ramener à la réalité quand je prend conscience qu'il a arrêté de m'embrasser. Je suis là, la tête contre son épaule gauche, avec les yeux clos et mordillant ma lèvre inférieur. J'ai chaud.
Bill s'était donc arrêté. Il écoutait mon souffle qui était devenu plus court et rapide. Ce qui semble le ravir à un point insoupçonné, si j'en juge à son sourire. Je me sens rougir.
Il écarte doucement ses jambes, ce qui me fait descendre sur le lit et m'oblige à quitter la position agenouillée de mes jambes. Je les bouge donc de façon à ce que maintenant elles entourent ses reins. Comprenez par là, que Bill, sans le savoir m'offrait l'Union de la Déesse. Pourtant il ne m'avait toujours pas conquise et je pris la décision de jouer de la situation.
Me voilà qui doucement mais sûrement, commence à bouger mon bassin pendant que j'embrasse ses lèvres et caresse son torse, puis son dos.
Cette fois-ci, c'est Bill qui semble se déconnecter de la situation. Je sens sa tête se pencher sur mon épaule gauche et le rythme de sa respiration changer petit à petit. Vous vous doutez que ce qui me donne une meilleure estimation de la situation est ce qui se trouve contre mon pubis. Toute la masculinité de mon prince charmant était réveillé.
Je m'arrête et j'attends que Bill ouvre les yeux. Mais au lieu de les ouvrir, il passe son bras gauche dans mon dos et plante sa main droite dans le lit. Il me soulève et me bascule sur le lit et me quitte un court instant. Il passe de l'autre côté du lit et s'assied. Il ouvre le tiroir du haut et je comprend ce qu'il fait.
Adieu mon statut de déesse, mais je compte bien un jour redevenir sa déesse. En attendant, j'ouvre le lit et me glisse dans les draps. Bill, se lève et entre lui aussi dans les draps pour jouer au missionnaire.
J'offrais mon corps à sa messe et Bill donna assez vite son corps à la prière universelle.
Voilà, la messe était dite. Bill était toujours collé à moi. Son visage dans mon cou, sa respiration lente et profonde sur ma peau. Ses mains dans le haut de mon dos, au niveau de mes omoplates. Je caresse ses cheveux qui sont encore un peu humide. Je n'ose pas bouger malgré la gène que me procure ses mains dans mon dos. Mais il bouge et bascule pour se lever. Il part dans la salle de bain et revient presque aussitôt. Il éteint les lumières par la même occasion. Je sens son corps revenir contre le mien. Bill m'embrasse une dernière fois et se blottit contre moi.
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J'ai du m'endormir tout de suite après être revenu dans le lit. Je suis réveillé depuis cinq minutes et je regarde ma princesse qui dort encore. Je devine ses courbes en dessous du drap.
Nous sommes le 10 mai 2007, il est 6h du matin et dans quelques heures, je repars loin d'elle. Vivement cet été. En espérant qu'elle ne soit pas occupée avec son groupe. Si elle savait comme j'ai envie de l'amener en Allemagne et la présenter à maman et Andreas.
++++++++++++++++++++ FIN N°32 - Fin Chapitre 4