[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (16)

Le mini-album Des Chutes (jeu de mots sur Déchu) sortit le 1er février 2007. Il y avait à nouveau cinq chansons: Vertige, XXL, Tomber 7 fois, Que mon coeur lâche et Je t'aime mélancolie.

M6 contacta Alicia pour un spécial Hit Machine qui renouerait avec le passé de la chaine. En effet, avant, M6 organisait des Dance Machine dans des grandes salles. Ils avaient décidés de prendre quelques artistes à travers la France et ils me voulaient avec M Pokora comme Main Acts.

On en parla longuement avec Nicolas et finalement j'acceptais. J'allais donc être sur les routes de France de mi-février à mi-mars. Cela tombait très bien puisque le 1er mars, je sortirais mon deuxième single Vertige.

Cette sorte de mini-concert m'irait très bien et je décidais d'aller à contre-courant en laissant tomber les chansons du premier album pour interpréter la totalité du second album. J'avais réussie à négocier ça avec M6 grâce à Alicia. Ce ne fût pas facile mais elle trouva l'argument qui tue: Exclusivité!
Ainsi donc, je passerais après une série de chanteurs mais avant M Pokora. C'était déjà ça. Je trépignais d'impatience de rencontrer ces publics à travers la France. J'étais néanmoins triste de ne pas passer par ma petite Belgique.

Ainsi donc, les quinze premiers jours de février furent consacrés à une course contre la montre. J'avais quinze jours pour trouver des musiciens, des danseurs et de travailler les cinq chansons pour qu'elles tiennent la route sur scène.
Autant dire que je ne vis pas passer ces quinze jours et j'étais déjà au premier soir.

Je trouillais dans ma loge quand M Pokora passa dans ma loge.

Matt: Je suis venu te souhaiter bonne chance pour ce soir.
Moi: Merci, c'est gentil. Même chose pour toi.
Matt: Faut que tu viennes dans ma loge après le concert, on fait une sorte d'after.
Moi: Je verrai mon état. Je trouille comme pas possible là.
Matt: T'en fais pas. Ils t'aiment déjà. Tu as tapé dans notre oeil à tous.
Moi: Ah bon?
Matt: Ouais.


J'avais pas aimé le clin d'oeil qu'il me lança en sortant de ma loge. Mais c'était pas le moment de penser à ça.

Moi: Je dois faire pipi.
Alicia: Encore!
Moi: Je saissss mais pipiiiiiiii quoi!


Finalement, après une trentaine de visites au trône, c'était mon tour.

++++++++++++++++++++


VERTIGE vidéo (commencez directement à 02'07'')

Rain, nudité
Nuit sois plus lente
Délivrante
Rain, volupté
Impermanente l'existence
Vois comme la vie est éphémère
Comme les nuages
Juste un passage
Une goutte d'eau nécessaire
Au voyage

Plus loin plus haut
J'attends mon astre je vertige de vivre
Plus loin plus haut
L'esprit voyage je vertige de vivre
L'éveil d'un sens
L'instinct d'une danse je vertige de vivre
Plus loin plus haut
L'extase et l'immensité je vertige d'être vivant

Rain, nudité
Nuit sois plus longue
L'homme gronde
Chaînes, pluie d'acier
Son ignorance est sa souffrance
Le temps n'appartient à personne
Ballet d'étoiles
Insaisissables
Instant présent tu es l'essence
Du voyage


QUE MON COEUR LACHE vidéo

Bien trop brutal
L'amalgame
La danse des corps
L'amour à mort

Amour poison
Collision
La peur s'abat
Sur nos ébats

Toi entre nous
Caoutchouc
Tu t'insinues
Dans nos amours

C'est pas facile
Le plaisir
Apprivoiser
Ton corps glacé

Que mon coeur lâche
Mes rêves d'amours excentriques
N'ont plus leurs strass
Mon stress d'amour est si triste
Que mon coeur lâche
Mais fais moi mal
Abuse des liens et des lys
Les temps sont lâches
L'amour a mal
Les temps sont amour plastique

Quel mauvais ange
Se dérange
Pour crucifier
Mes libertés

Moi pauvre diable
J'ai si mal
Vertige d'amour, amour blessé.


JE T'AIME MELANCOLIE vidéo (Oubliez le passage où elle parle de 6 ans)

J'ai comme une envie
De voir ma vie au lit
Comme une idée fixe
Chaque fois que l'on me dit
La plaie c'est ça :
C'est qu'elle pousse trop vite
La mauvaise herbe nuit
C'est là qu'il me vient une idée :
Pouvoir m'apitoyer

C'est bien ma veine
Je souffre en douce
J'attends ma peine
Sa bouche est si douce

J'ai comme une envie
De voir ma vie au lit
Comme une idée fixe
Qui me poursuit la nuit - la nuit - la nuit
Je savoure la nuit
L'idée d'éternité
La mauvaise herbe nuit
Car elle ne meurt jamais

Quand tout est gris
La peine est mon amie
Un long suicide acide
Je t'aime mélancolie
Sentiment qui
Me mène à l'infini
Mélange du pire, de mon désir,
Je t'aime mélancolie

Quand tout est gris
La peine est mon amie
J'ai l'âme humide aussi
Tout mon être chavire
Oh viens je t'en prie
C'est ton amie aussi
C'est l'élixir de mes délires
Je t'aime mélancolie

J'ai comme une envie
De voir ma vie en l'air
Chaque fois que l'on me dit
C'est de la mauvaise herbe
Et moi je dis :
Qu'une sauvage née
Vaut bien d'être estimée
Après tout elle fait souvent la nique
Aux "trop bien" cultivés, et toc!

C'est bien ma veine
Je souffre en douce
J'attends ma peine
Sa bouche est si douce

J'ai comme une idée
De la moralité
Comme une idée triste
Mais qui ne meurt jamais
En somme c'est ça :
Pour plaire aux jaloux
Il faut être ignorée
Mais là, mais là, mais là, pour le coup
C'est Dieu qui m'a planté, alors ???


TOMBER 7 FOIS vidéo

Hey
faire les 400 coups
se prendre des coups
plutôt que le tiède
Ceux qui ont peur sont debout
les autres dorment mou
se battre pour ses rêves
qu'on nous enseigne never explain
qu'on nous assène never complain
et c'est un peuple qui se soulève

mais toujours vouloir pour soi
la lune, la lune
même pour un nirvana
de fortune, la lune
et si tu tombes 7 fois
et si tu tombes 7 fois
toujours se relever 8

Hey
faire des noeuds magiques
au temps élastique
rester éveillé pas faire les choses à moitié
Mieux même si le prix à payer
vaut être atypiques même si l'on vous tire vers le bas
vertébrés excentriques
qu'un fossile usé
qu'on nous enseigne never explain
qu'on nous assène never complain
et c'est un peuple qui se soulève


XXL vidéo (Pour faire la totale)


++++++++++++++++++++

Je n'alla pas à l'after de Matt, j'avais trop de choses à raconter dans mon mail pour Bill. Ma tête allait exploser.

Le lendemain, Matt me réprimanda presque de ne pas être passée. J'échappais à la tempête en expliquant que j'avais eu trop d'émotions pour ce premier concert.

Matt: Ce n'est que "party" remise.
Moi: C'est ça.


Il m'énervait déjà. Ce fût le même manège jusqu'au 26 février. Ahh je bénissais ce jour. Ben oui! Zimmer 483 sortait en France le 26 février 2007. Et je chargeais Alicia de trouver le premier disquaire ouvert pour me l'acheter. En plus, c'était une édition spéciale pour la France. Alicia me trouva bête de vouloir l'acheter alors que je pouvais l'avoir par la maison disque. Mais je voulais miser sur eux. Dépenser mes sous pour que mes quatre allemands sachent que je les aime. Oui, je
sais, c'est con.

C'est à cette période que Bill m'informa qu'ils seraient de retour en France à Paris pour de la promo TV et presse les 20 et 21 mars. En gros, ils avaient NRJ le mardi 20 mars et Le Grand Journal sur Canal + le mercredi 21 mars. Je fis des bonds dans ma chambre quand Alicia me traduisit le mail.

J'allais revoir Bill pour le printemps. Dans trois semaines. J'étais aux anges, sur un nuage. La folie quoi. Ce qui n'échappa pas à Matt.

++++++++++++++++++++

Matt: J'ai plus que deux semaines pour l'emballer. J'ai jamais ramé autant. C'est pas possible, elle a quelqu'un ou elle est lesbienne.
Danseur de Matt: C'est vrai qu'elle lâche jamais Alicia. Tu crois que?
Matt: Ça consolerait mon ego.
Danseur: Plus que quinze jours Matt. Courage.


++++++++++++++++++++ FIN N°16

# Posté le samedi 19 mai 2007 07:05

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (17)

Matt y mit le meilleur de soi dans les derniers quinze jours. Sans être lourd dingue mais insistant ou présent. Prenez le comme vous voulez. Je pense que le challenge lui plaisait. Au plus je disais non, au plus il venait à la charge. Par contre, il y avait quelque chose que je n'aimais pas chez lui. Il avait un petit côté macho. Prêt à tout pour plaire à sa copine mais en gardant son rôle d'homme. Pauvre Matt, si tu savais. J'avais presque envie de lui parler de Bill pour voir sa réaction. La réalité rattrapa l'envie.

Matt venait de s'asseoir à côté de moi dans le bus. J'avais mon i-pod rivé sur les oreilles. J'écoutais Zimmer.

Matt: Qu'est-ce que tu écoutes?

J'enlève mes écouteurs.

Moi: Excuses-moi, qu'est-ce que tu disais?
Matt: Qu'est-ce que tu écoutes?
Moi: Un groupe allemand.
Matt: Fais voir.
Moi: Fais écouter.
Matt: Ouais.


Je lui passais le casque. Matt écouta quelques secondes d'Ich Brech Aus.

Matt: Connais pas.
Moi: Je suis sûre que si, attends.


Je changeais de chanson et lui mis Durch Den Monsun.

Matt: Ah ouais! Le groupe d'allemand qui cartonne chez nous.
Moi: C'est ça. Tokio Hotel.
Matt: Le chanteur, la première fois que je l'ai vu, je cru que c'était une fille.
Moi: Pas mal de gens font cette erreur.
Matt: Encore un homo.
Moi: Ah bon? Pas de chance.
Matt: Quoi? T'aimes ce genre de... d'efféminé?
Moi: Il a beaucoup de charisme, tu peux pas lui enlever ça.
Matt: Si tu veux. Mais... c'est quoi ton type de mec?
Moi: La question. Pfff. Deux bras pour m'enlacer, deux jambes pour me suivre jusqu'au bout du monde et un corps au milieu à explorer. Mais surtout, une tête qui me revient.
Matt: Ça me va. Ma tête te revient?
Moi: Heu. Ça fait quinze jours que je la vois chaque jour et je ne t'ai pas encore griffé. On peut dire ça?
Matt: Avoues, t'es folle de moi.
Moi: T'es en manques toi.
Matt: De toi.
Moi: ...


Matt se leva et alla se mettre à l'arrière du bus. Je n'osa plus bouger de tout le trajet. Tout au plus je remis mon casque sur les oreilles et j'écoutais la voix de Bill.

++++++++++++++++++++

Le reste de la tournée se passa sans grandes déclarations du même genre. Matt restait courtois et présent. En dehors de son envie de sortir avec moi, il resta un bon copain et de grand conseil d'un point de vue professionnel. J'appréciais ça chez lui. Quand il parlait business, c'était uniquement business, pas de coup d'essai ou de plan drague. Par contre, le reste du temps, il jouait les jolis coeurs. Je suis sûre que sa future copine sera apprécier ses petites attentions.

Le 14 mars, la tournée Dance Machine de M6 se termina. Ce fût ma première expérience de scène, j'avais grandi.
J'avais cinq jours devant moi et je retournais à Bruxelles pour voir mon père. Matt me téléphona trois fois. Il voulait me revoir à tout prix quand je revenais sur Paris.

++++++++++++++++++++

Lundi 19 mars 2007, 16:05.

Le Thalys rentrait en Gare du Nord à Paris. Je n'avais pas arrêter de tourner la bague argentée que je porte depuis fin janvier. Alicia m'attendais sur le quai. Pas de fans. Personne n'avait eu vent de mon retour. Au plus on aurait pu espérer mon retour sur Paris le 20 au soir. J'avais une interview radio le 21 mars. Hasard du calendrier, les Tokio Hotel passeraient à NRJ le 20, je passerais le 21.

Alicia m'enfourna la tête première dans un van. Elle semblait nerveuse.

Alicia: Écoutes-moi bien. Je suis passée comme convenu à votre hôtel cette après-midi. C'est plein à craquer de fans de TH.
Il va falloir passer par le parking et surtout ne pas se faire remarquer en montant par les ascenseurs. La sécurité de l'hôtel est au courant mais je leur ai dit de ne pas intervenir pour ne pas exciter les fans. Elles pourraient croire que le TH sortent et te voir. Tu laisseras ta valise dans le van et je te monte direct dans ta chambre. Quand je reviendrais avec ta valise, on avisera pour aller les rejoindre.
Moi: D'accord.


Pause.

Moi: Il... Il est content de me voir?
Alicia: Il dormait quand j'y suis allée.
Moi: Ah! Bon...
Alicia: Gustav ne dormait pas.


Alicia rosit. Je pris une voix grave pour imiter Nicolas.

Moi: Ça va être beau.
Alicia: Ja Ja.


Elle réussit à me faire rire.

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L'arrivée à l'hôtel se passa sans problème, tout au plus, les fans regardèrent le van passer et s'engouffrer dans le parking.
Qui sait combien pensèrent que les TH sortiraient dans l'heure?

J'étais déjà sortie du van et m'étais faufilée dans l'ascenseur. J'avais un grand bonnet raga sur la tête où j'avais ramassé mes cheveux roux dedans.

Je marchais d'un pas décidé vers les ascenseurs en suivant Alicia. Tout cela sans courir pour ne pas attirer trop l'attention. J'avais d'ailleurs ôter mes lunettes noires.

Je suis dans ma chambre. Alicia est déjà redescendue.

++++++++++++++++++++ FIN N°17

# Posté le dimanche 20 mai 2007 06:05

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (18)

Je suis devant un miroir et j'enlève mon bonnet. Une cascade de cheveux roux tombe sur mes épaules. Je passe mes mains dans les cheveux pour redonner un peu de volume à ces boucles. Je me surprend à faire un tour sur moi même pour évaluer la marchandise. Autant à Cannes, je n'avais pas eu le temps de me poser ce genre de questions, autant ici, j'avais le temps de stresser. Étais-je belle et séduisante? Est-ce qu'il traquait des photos de moi sur Internet comme je le faisais?

J'avais poussé le vice jusqu'à m'inscrire sur deux forums, le français qui est officiel et un petit belge prometteur. Si elles savaient... J'avais poussé le vice jusqu'à mettre en avatar une de mes photos. J'ai prétexté que je suis fan de Lucie Fee. Oui, c'est narcissique à fond mais cela me donna une idée de ce que pouvait penser, les fans de Tokio Hotel, de moi.

Je devais être devant ce miroir depuis dix minutes car Alicia entra avec ma valise. Je la regardais la mettre à côté d'une autre que je n'avais pas remarqué.

Moi: C'est à qui l'autre?
Alicia: A moi.
Moi: Ah?
Alicia: J'ai pris une seule chambre pour nous deux. De toute façon, tu vas passer ton temps dans celle de Bill... alors...
Moi: Alors que toi tu vas passer ton temps dans celle de Gustav?
Alicia: Ne mets pas la charrue avant les boeufs. Si tu peux dire que tu es avec Bill, je ne suis qu'au stade "je parle avec toi".
Moi: On sait bien ce que "parler" veut dire pour eux. Redennn, redennn.


Je reçu un oreiller dans la figure en guise de réponse. Il ne me fallu pas longtemps pour le lui renvoyer avec autant de précision. Mais Alicia ne me le renvoya pas. Elle le jeta sur le lit et se dirigea vers le téléphone.

Alicia: Tu es prête?
Moi: Pour?
Alicia: Bill.


La grosse panique, je fonçais à la toilette. Alicia doit croire que j'ai un problème de vessie. Pendant ce temps, elle appela. Je la retrouvais en face de la porte de la salle de bain avec la main sur la porte de sortie.

Alicia: Il nous attend.
Moi: Je suis bien?
Alicia: Mais oui.


++++++++++++++++++++

Nous étions devant la porte de sa chambre, Alicia frappa trois fois et continua sa route.

Moi: Hey! Où tu vas?
Alicia: Deux portes plus loin, chez Gustav.
Moi: Quoi?
Alicia: Ben quoi? T'es une grande fille.


La porte s'ouvrit sur des cheveux en bataille et un Bill démaquillé. Il était encore un peu endormi. Le truc qui vous casse toute envie de lui faire sa fête. Il me tira par le bras vers l'intérieur et referma la porte du pied pendant qu'il m'étouffa dans ses bras. Une voix cassée se fît entendre.

(en français dans le texte)
Bill: Bonjour! Ça va?
Moi: Oui. Et toi?
Bill: Oui.


Et puis, plus rien. Enfin... Un bras droit autour de mon cou et une main gauche dégageant mes cheveux de mon visage.
Bill me regardait sans rien dire. C'était là toute notre histoire. Une histoire muette. Il manquait plus qu'il me prenne dans ses bras et qu'il me dépose sur le lit. Jamais deux sans trois, c'est ce qu'il fît.
J'étais couchée sur mon dos, je ne croyais pas ce qui se passait. Encore et toujours la même chose. Bill les bras enfoncés dans le matelas, de chaque côté de ma tête. Il était à trente centimètres au dessus de moi. Ses cheveux tombant autour de son visage, formant un rideau de protection contre l'extérieur. Il n'y avait que son regard dans le mien.

Je ne sais pas ce que je donnerais pour lire dans ses pensées. Avait-il le même doute que j'avais en ce moment. Est-ce que vraiment on avait un avenir? Bill m'embrassa et je lui répondis. J'aime quand il est à côté de moi mais je veux tellement vivre autre chose que ça. Bill... comment es-tu en dehors d'une chambre d'hôtel? A part à la première d'Arthur et les Minimoys, nous ne savons pas. Je fermais les yeux. J'avais senti des larmes monter. Je ne voulais pas qu'il les voit. Mon mal-être grandissait.

(en français dans le texte)
Moi: Je ne te connais pas.

Cela m'avait échappé, j'avais parlé tout haut. J'ouvris mes yeux en hâte, ce qui laissa couler un filet d'eau. Bill me regardait avec étonnement. Je pleurais.

Bill: Was?
Moi: ...
Bill: Lucie?
Moi: On ne se connaît pas. Et puis, je ne m'appelle pas Lucie mais je m'appelle Elian.


Je me relevais d'un bond. J'avais ma main droite devant ma bouche. Je voulais ré-freiner un sanglot mais je n'y parviens pas.
Bill paniquait. Il me prit dans ses bras et je le repoussais doucement mais fermement.

Bill: Lucie? What's happening?
Moi: Laisses-moi.


Je m'étais levée d'un bond et j'avais déjà passé la porte. Je courais dans le couloir, je pris les escaliers de secours et je montais les deux étages qui séparaient nos chambres. Je ne m'arrêta de courir que devant la porte de ma chambre, cherchant en tremblant ma clé.

...

J'étais sauvée. Je m'écroulais contre la porte et j'éclatais en sanglots.

++++++++++++++++++++

Bill tapait comme un fou. La porte s'ouvrit et il s'enfourna dans la chambre.

(en allemand dans le texte)
Gustav: Qu'est-ce qui se passe?
Bill: J'en sais rien. Elle a commencé à pleurer et puis elle est partie d'un coup. Alicia! Qu'est-ce qu'elle a?
Alicia: J'en sais rien. Attends, elle est où là?
Bill: J'en sais rien, elle est partie, le temps que je cours derrière elle, il n'y avait personne dans le couloir et personne devant l'ascenseur. Mais qu'est-ce que j'ai fait?


Tom était sorti de sa chambre avec Georg. Le boucan de Bill sur la porte les avaient alertés. En fait, Bill avait tellement hurlé que Saki et Tobi étaient eux aussi sortis. Ils étaient tous les quatre dans la chambre de Gustav. Alicia obligea Bill à s'asseoir et à se calmer. Gustav venait de quitter la chambre sans rien dire.

Alicia: Allez... calmes-toi. Et explique-moi tout en détail.
Bill: Je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai ouvert la porte, je l'ai fait entrer. Je lui ai dit bonjour et puis je l'ai prise pour la mettre sur le lit. On s'est embrassé et puis elle s'est mise à pleurer. Je lui ai demandé ce qui se passait, elle m'a dit quelque chose en français et elle m'a dit qu'elle s'appelait Lucie et qu'elle s'appelait Elle. Et elle est partie.


Alicia qui avait les mains sur les jambes de Bill, le lâcha. Elle le regardait avec un air interrogatif.

Alicia: Bill?
Bill: Quoi?
Alicia: Comment s'appelle-t-elle?
Bill: Quoi?
Alicia: Depuis le début, tu l'appelles Lucie, c'est ça?
Bill: Oui? Mais... Qu'est-ce


Alicia venait de mettre sa main devant la bouche de Bill pour le faire taire. Elle retira sa main quand elle sentit qu'il était prêt à l'écouter.

En fait, ils étaient cinq prêts à l'écouter comme si elle allait révéler le plus terrible des secrets.

Alicia: Lucie Fee, c'est son nom de scène. Son vrai prénom, c'est Elian. C'est ça qu'elle t'as dit? Je ne m'appelle pas Lucie mais je m'appelle Elian.
Bill: ...
Tom: C'est quoi ce bordel?
Alicia: Lucie est née lorsque la mère d'Elian est décédée. Elle avait treize ans. Mon dieu, que c'est compliqué tout ça.


++++++++++++++++++++

Pendant ce temps, Gustav était devant la chambre d'Alicia et Lucie. Il n'eut pas besoin de coller son oreille sur la porte.
Lucie était derrière et pleurait. Il fît demi-tour pour prévenir les autres qu'il l'avait trouvé.

++++++++++++++++++++ FIN N°18

# Posté le lundi 21 mai 2007 15:58

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (19)

Bill avait les yeux débordants de larmes. Comme si lui avait enlevé son jouet des mains. Tom, quand a lui avait changé de face. Il était à la limite de la colère. Ces deux-là réagissaient comme les deux côtés d'un miroir. L'un réfléchissant ce que l'autre vivait mais en absorbant ce sentiment via la surface sombre qui justement, permet à un miroir de réfléchir. Bill était triste, Tom l'était aussi mais, il était en colère de voir son frère dans cet état.

(en allemand dans le texte)
Alicia: Quand Nicolas m'a initié au boulot de manager, j'ai eu droit à un chapitre spécial sur le passé de Lucie Fee. Nicolas m'a emmené à Bruxelles pour rencontrer le père d'Elian. Ce que son père m'a dit m'a glacée mais je comprends la démarche d'Elian. Nous étions tous les trois conscients qu'un jour Elian ferait surface. Nous pensions que cela arriverait le jour où Lucie serait enceinte. Mais apparemment, c'est Elian, et non Lucie, qui a des sentiments pour toi.

Bill écoutait sans un mot. Tout comme Tom et Georg. Tout cela semblait tellement compliqué pour ces jeunes gens. C'est à ce moment que Gustav revint.

Gustav: Elle est derrière la porte de ta chambre. Je l'entendais pleurer du couloir. Vas-y, je m'occupe de Bill.
Alicia: Merci.


Bill se leva en même temps qu'Alicia.

Bill: Je viens aussi.
Alicia: Je préfère d'abord évaluer dans quel état elle est.
Bill: ... (il allait sortir quelque chose)
Alicia: Je ne te donne pas le choix.


Bill venait de se rasseoir et Alicia était déjà dehors.

...

Tom: Putain de merde! C'est quoi cette folle?
Gustav: Imagines que la personne la plus importante de ta vie meurt quand tu as treize ans?


Il venait de pointer du doigt Bill. Les yeux de Tom s'agrandirent.

Georg: On n'a plus qu'à attendre le retour d'Alicia. ... Au fait? Qu'est-ce que vous faisiez à deux dans cette chambre?
Gustav: Pas tes affaires.


Gustav s'écroula sur la chaise du mini bureau. Georg était déjà adossé contre le mur. Et Tom venait de rejoindre Bill sur le lit, prenant la main de son frère jumeau.

++++++++++++++++++++

(en français dans le texte)
Alicia: Elian, ouvres-moi. Je suis seule.

Pas de réponse mais pas de pleurs non plus. Alicia essaya sa clé. Elle réussit à ouvrir la porte à trois quart mais pas plus.
Elian était derrière. Elle passa tant bien que mal et laissa la porte se refermer. Elle était déjà agenouillée à côté d'une boule. Elle prit la boule dans ses bras et commença à la bercer.

Alicia: Prends ton temps, Elian.

Et elle continua à bercer la boule doucement. Elle sentit des sursauts suivis de sanglots et de reniflements. Elle n'osait imaginer l'état dans lequel ce visage devait être. Deux rivières noires avaient dû déborder de leur lits.

Finalement, après un bon quart d'heure, une tête sortit, cassant la boule. Elian venait de déposer sa tête contre la poitrine d'Alicia.

Alicia: Qu'est-ce qui est passé dans ta tête?
Elian: ... J'aime un inconnu.
Alicia: Et qui aime cet inconnu?
Elian: ... Elian.
Alicia: Et qu'est-ce qui t'a fait peur?
Elian: Vingt-quatre heures en quatre mois. C'est exactement le temps que j'ai passé avec lui. A part les heures à la première, j'ai passé ce temps dans une chambre d'hôtel.
Alicia: Donc tu ne le connais pas...
Elian: Je connais sa peau. C'est sournois une peau. ... Je ne peux plus le voir dans une chambre d'hôtel. Je ne sais même pas de quelle couleur est son visage sous le soleil. Tu comprends?
Alicia: Hehe. On ne me l'avait pas encore faite celle-là. Je la retiendrais.


Elian se releva un peu pour regarder Alicia.

Elian: Ne rigole pas de moi. Qu'est-ce que je vais faire?
Alicia: Je ne rigole pas de toi mais du "c'est sournois une peau". Pour ce qui est de la suite. Je te propose quelque chose.
Un compromis. Je vais aller voir à la réception si on peut avoir une salle de conférence. Comme ça, tu peux voir Bill en dehors d'une chambre d'hôtel mais sans quitter la sécurité de l'endroit.


Elian hocha de la tête pour marquer son accord.

Alicia: Très bien, j'y vais et toi tu vas te laver le visage. J'ai l'impression de parler à Vincent Perez dans The Crow.

++++++++++++++++++++

Alicia reçu le feu vert de la direction de l'hôtel. Elle avait la salle de conférence pour elle.
Elle revint chercher Elian qu'elle laissa seule dans la salle.
Elle alla ensuite chercher Bill dans la chambre de Gustav et lui expliqua ce qu'Elian lui avait dit.
Bizarrement, ce fût Tom qui poussa Bill a y aller.

Bill est maintenant devant la porte de la salle. Alicia était derrière lui. Il savait que quand il passera la porte, les compteurs seraient presque remis à zéro. Il inspira un bon coup et poussa la porte.

++++++++++++++++++++

La salle était rectangulaire et on y entrait par l'arrière. Des rangées de chaises vous accueillaient et au fond, vous pouviez deviner une estrade et un grand pupitre avec des micros dessus. Il n'y avait personne dans cette salle. Bill avançait à pas feutrés. Personne.
Il se retourna vers Alicia qui le suivait toujours. Elle lui fît signe de continuer. Il s'approchait de plus en plus de l'estrade.
Là, adossée au pupitre, une boule s'y tenait. La tête dans les jambes, les bras autour des jambes, petit oiseau tombé du nid releva la tête. L'image était poétique mais la réalité beaucoup moins. Elian avait les yeux rouges et globuleux de l'oisillon. Il ne lui manquait plus qu'à ouvrir le bec et le tableau aurait été complet d'horreur.

Bill s'assit côté d'elle sur l'estrade tandis qu'Alicia s'assit en s'adossant contre le mur derrière le pupitre. Bill regardait ses pieds. Les cartes étaient distribuées.


(en allemand pour Bill, en français pour Elian et tout le travail de traduction à l'indispensable Alicia)
Bill: Je m'appelle Bill Kaulitz.
Elian: Je... m'appelle Elian Tevek.
Bill: Je suis le chanteur de Tokio Hotel.
Elian: Je chante sous le nom d'emprunt Lucie Fee.
Bill: Pourquoi?
Elian: Parce qu'Elian Tevek, ça sonne pas star. Et puis... Lucie Fee est une carapace.
Bill: Contre?
Elian: Le monde. La maman d'Elian est morte quand elle avait treize ans.


Bill fixa Elian.

Bill: TA maman est morte quand TU avais treize ans.

Alicia sourit en se disant que Bill avait très bien répliqué. En effet, il avait fait mouche. Une larme venait de s'écraser contre le pull d'Elian. Bill la regarda se battre avec ses larmes. Il se rapprocha d'elle, il était toujours assis sur l'estrade, laissant ses jambes sur la marche. Ce qui faisait, de son giron, une place accueillante. Il invita Elian à s'y allonger.

Le visage tourné vers son torse, le bras gauche autour de la taille de Bill et le bras droit replié sur elle, Elian venait de prendre la position du foetus. Il lui fallait accepter la mort de sa maman.

++++++++++++++++++++ FIN N°19

# Posté le mercredi 23 mai 2007 05:54

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (20)

Quelques minutes passèrent sans réelle action. Bill caressait les cheveux d'Elian et elle jouait avec un bout de son t-shirt.

Alicia cassa un peu cet immobilisme en passant du mur au dos de Bill. Elle venait de s'adosser à lui, l'aidant à supporter Elian. Un spectateur de la scène aurait vu une symbolique dans ce geste.

(en français pour Elian, en allemand pour Bill et l'indispensable travail de traduction pour Alicia)
Elian: Tu passais ton temps à faire quoi avec tes ex?
Bill: Quelle importance, je ne suis plus avec elles.
Elian: Est-ce qu'on est ensemble?
Bill: Tu es dans mes bras, non?


Elian rosit et se blottit encore plus contre lui.

Elian: Tu n'as pas dit oui.
Bill: Oui. (en français dans le texte)


Non, elle ne se blottit pas plus, on ne pouvait pas être plus proche.

Elian: Nous ne sommes pas plus avancés. Je ne parle pas allemand et tu ne parles pas français. On va faire comment pour apprendre à nous connaître?
Bill: Mais tu connais l'anglais et je vais devoir le perfectionner dans les mois qui viennent. Nos producteurs veulent sortir un album en anglais.
Elian: Ah bon? Quoi? Attends, tu veux dire que tu vas chanter en anglais sur le prochain album?
Bill: C'est plus un hybride des deux premiers.
Alicia: Intéressant, si ça fonctionne, vous allez courir du nord au sud et d'est en ouest toute l'Europe. Tu as vraiment intérêt à t'y préparer.
Bill: Oui.


Le visage d'Elian se referma. Ils avaient déjà du mal à se voir, cela deviendra de plus en plus difficile. Mais elle décidait de ne pas retomber dans le pessimisme. Elle se leva et lança...

Elian: J'ai faim.

Alicia regarda sa montre, il était déjà 19:30.

Alicia: Alors on va manger.
Bill: Je viens avec?
Alicia: Non, toi au lit. Bien sûr que tu viens, on va chercher les autres.


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Tout le monde devait se retrouver au restaurant de l'hôtel dans les dix minutes. Elian et Alicia arrivèrent en dernier. Elian aurait voulu se cacher derrière une colonne quand elle vit les regards des sept hommes sur elle. Elle sourit timidement et garda son regard fixé sur celui de Bill. Les six autres devaient vraiment la prendre pour une folle. A moins que ses yeux ressemblaient encore à ceux d'un oisillon sans plume. Bill avait laissé deux places libres en plein milieu du groupe. Elian se retrouvait en face d'Alicia. D'un côté de la table, Georg, Saki, Elian, Bill et Tobi. De l'autre, Gustav, Alicia, Tom et Stephen.

Le serveur arriva tout de suite après pour donner les menus. Elian étudiait religieusement son menu, ce qui lui permettait de ne pas devoir affronter les regards qu'elle sentait toujours sur elle.

(en français pour Elian, en allemand pour les garçons et super Alicia qui nous épate toujours autant pour la traduction)
Elian: Vous comptez me dévisager encore combien de temps?

Alicia traduisit et sept paires de yeux plongèrent au même moment dans leur menus. Alicia fît un clin d'oeil à Elian. Ils passèrent tous commande et quand le maître d'hôtel s'en alla, Elian attaqua.

Elian: Autant crever le ballon tout de suite, si vous avez des questions, c'est maintenant.
Tom: Faut t'appeler comment?
Elian: Hein?
Stephen: Lucie. C'est son nom de scène. Autant vous habituer à ce prénom. Vous croyez qu'il y a encore des gens qui appelle Elton John par son vrai prénom?
Tobi: Quoi? C'est pas son vrai nom?
Stephen: Reginald Kenneth Dwight, il aurait fait un malheur avec un nom de scène pareil.


Neuf imbéciles se mirent à rire.

Tom: Va pour Lucie alors. Mais tu vas nous faire souvent des crises?
Elian: Je ne suis pas sûre de comprendre.
Tom: Tu te casses de la chambre en disant que tu ne t'appelles pas Lucie.
Elian: Ce qui est vrai. Mais ce n'est pas vraiment ça mon problème.


Elle regarda Bill qui hocha de la tête pour l'inviter à continuer.

Elian: Vingt-quatre heures en quatre mois dans une chambre d'hôtel. Si je me fie à ce que tu déclares dans les interviews, cela ne te gênerais pas. Moi oui, j'ai pas envie de passer mon temps au lit avec un inconnu.
Tom: Ah! Enfin une qui lâche le morceau. Ça fait quatre mois que j'essaye de savoir ce que vous avez fait.
Bill: Elle n'a pas dit qu'on s'envoie en l'air.
Elian: Bill? Je lui casse son fantasme?
Bill: Heu...
Tom: Vas-y!
Elian: On se brosse les cheveux et les dents.
Tom: ...
Les autres: HAHAHAHAHAHA! Cassé Tom!


Le reste du repas se passa dans la même bonne humeur. Personne n'avait remarqué le petit jeu entre Gustav et Alicia. Des petits doigts qui se touchaient, des regards qui se croisaient.
Quoi qu'il en soit, Elian se sentait déjà beaucoup mieux. Ce repas lui avait permis de voir Bill en dehors de la chambre où elle se trouvait maintenant. Elle venait de sa chambre où elle avait enfilé son pyjama et s'était rafraîchie. Bill se déshabillait. Elle alla se coucher. Bill s'approcha, ouvrit le lit d'un coup et la pris à bout de bras pour la sortir du lit.
Il se coucha sans attendre et la regarda avec un air sérieux.

Bill: Tonight, I go bed first and I watch you come in.

Elian était décomposée. C'était quoi ce plan foireux? Monsieur voulait jouer au plus fort. Il était mal parti. Elle prit une grande inspiration, elle monta sur le lit et toujours debout, elle regarda Bill couché à côté d'elle. Bill venait de changer de couleur. Elian passa son pied gauche de l'autre côté. Est-ce que l'idée d'être écrasé venait de passer dans la tête de

Bill? Il secouait la tête.

Bill: Nein!
Elian: Jaaa!
Bill: ...


Pas le temps de dire un autre nein, Elian venait de s'accroupir sur lui commença à l'embrasser. Il la prit dans ses bras et la fit basculer à côté de lui. Ils s'embrassèrent quelques fois et s'endormirent une nouvelle fois dans les bras l'un de l'autre.

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Mardi 20 mars 2007, 12:55. Les Tokio Hotel viennent d'arriver à NRJ (vidéo). C'est la folie.
Le matin, ils avaient eu une interview avec RockOne et One+. Quand ils reviendraient, ils auraient une autre interview mais la soirée serait libre.

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Mardi 20 mars 2007, 12:30. Mon GSM sonne. C'est Matt.

Matt: Alors, tu arrives quand?
Moi: Bonjour, je vais bien merci. Et toi?
Matt: Salut, je vais bien. Tu arrives quand?
Moi: Je suis là depuis hier.
Matt: Quoi? Et tu ne m'as pas appelé? T'es où?


Je lui dis l'hôtel où je suis. Matt arriva vers 13:30. Il me retrouva dans le bar. Après un bisou sur ma joue, Matt se mit en face de moi.

Matt: C'est quoi se bordel devant? Tes fans?
Moi: Non, Tokio Hotel est dans l'hôtel.
Matt: Ton groupe allemand, là?
Moi: MON groupe...
Matt: Ouais soit. On reste là?
Moi: Alicia a été clair, je dois rester dans l'hôtel. Et interdiction formelle de passer devant la porte pour qu'aucune fan ne me voit.
Matt: Reste ta chambre.
Moi: Alicia est dedans. Raté.
Matt: Restaurant. De toute façon, j'ai pas encore mangé. Et toi?


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Je demande au serveur si on peut passer au restaurant et il nous déplace. Matt et moi nous discutons de tout et de rien.
L'ambiance est bonne et le temps file. Il est temps pour lui de partir. Nous étions devant les ascenseurs.

Matt: T'es sûre? Tu veux pas qu'on se voit ce soir?
Moi: Non, désolée, je suis occupée.
Matt: Ok. Tant pis.


Nous n'avions pas entendu les cris dehors. Les Tokio Hotel venaient de revenir. Saki entrait dans l'hôtel, ouvrant la marche de Bill, Tom, Georg et Gustav. Matt venait de m'embrasser sur le front sous les yeux de Bill. Il me regarde et je reste sans voix. Je dois me re-saisir tout de suite, la situation est ambiguë et tendue.

Moi: You are back. Let me introduce you M Pokora, the singer I was tourning with. Matt, je te présente les Tokio Hotel.

Bill, Tom, Georg et Gustav.


Bill se radoucit. Il offra sa main à Matt qui la prit. Bill vient de mettre son bras autour de ma taille. C'est fait, Matt vient de comprendre.

Matt: Bon, je dois y aller.
Moi: Merci d'être venu.
Matt: A bientôt.


Matt repartait vers la sortie et Bill m'emmena dans l'ascenseur.

Bill: One more interview and we are free.
Moi: Ok.


Trois heures plus tard, un paparazzi était devant l'hôtel.

++++++++++++++++++++ FIN N°20

# Posté le dimanche 27 mai 2007 18:46

Modifié le mercredi 30 mai 2007 08:24