[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (11)

Gustav ne voulait pas me lâcher, il m'emmenait à travers les couloirs. Je réussis finalement à arrêter notre marche. Il se retourna pour me fixer. J'eus le courage de lancer la question.

Moi: Warum?
Gustav: Weil.

La réponse d'un gamin de cinq ans. Et il me tirait de plus belle.
Nicolas nous suivait sans comprendre ce qui se passait. Nicolas, sauve-moi. Mais il fût ralenti par une fille.

++++++++++++++++++++

Long cheveux bruns ondulés. Yeux gris-bleu. Alicia Stevenson était une belle jeune fille d'une vingtaine d'années. Elle travaillait pour Universal et allait bientôt s'occuper de moi à plein temps. En effet, la femme de Nicolas allait bientôt accoucher et il avait demandé un transfert pour pouvoir, désormais, rester sur Paris.
Quand il m'avait annoncé cela, j'étais en pleurs. J'aimais la présence de Nicolas. Il avait presque le double de mon âge mais malgré son professionnalisme, il était très drôle quand il se lâchait. Un vrai bol d'air. Il allait me manquer terriblement.

Alicia a donc fait éruption dans ma vie. Il y a déjà un mois. Un mois de formation, de transmission de savoir entre elle et Nicolas. Oui, elle était très jeune mais apprenait vite. Elle avait une facilité de caméléon. Avec elle, tout me semblait possible.
Au début, j'ai cru qu'on se foutait de moi mais j'ai très vite cerné ses capacités. Et puis, le courant est tout de suite passé. On avait presque le même âge, nous avions les mêmes valeurs dans la vie. Pour les goûts, nous étions différentes et cela m'allait très bien.

Pour couronner le tout, le plus qui ne m'avait pas échappé, c'était sa connaissance d'une langue que je ne métrisais pas. Je suis presque tombée dans les pommes quand elle me dit qu'elle parlait allemand. En fait, depuis ce jour, mon imagination était partie à des centaines de kilomètres. Dans une ville que je ne connaissais pas, à la recherche d'un garçon que je n'espérais plus. Une histoire qui m'avait semblée impossible.

++++++++++++++++++++

On arrivait enfin dans une loge préfabriquée. Tom était à l'entrée. Georg près de la table remplie de diverses boissons et friandises. Bill était enfoncé dans un sofa. Il se leva et dévisageait Gustav.

(en allemand dans le texte)
Bill: Pourquoi?
Gustav: C'est bizarre, elle m'a demandé la même chose.
Bill: T'es con ou quoi? Elle m'a planté.
Gustav: Et on ne sait pas pourquoi. Je veux savoir.

Georg avait compris le plan de Gustav et s'était machinalement déplacé à côté de Gustav. Pendant, ce temps, le plus naturellement possible, Tom avait migré du côté de son frère. L'atmosphère était électrique. Ce qui avait fait reculer les bodygards.

C'est à ce moment précis que Nicolas et Alicia entraient dans la loge. La configuration leur sauta à la figure, l'énergie aussi. Bill me dévisageait. Qui allait lancer les hostilités?

(en allemand dans le texte)
Alicia: Il semble que c'est à moi de faire l'arbitre.

Bill avait les yeux rivés sur la main de Gustav qui tenait la mienne. J'essayais de me dégager et Gustav serrait de plus belle.

(en allemand dans le texte)
Bill: Lâches-la. C'est la pro de la fuite.

Alicia traduisit. Gustav venait de me lâcher ma main droite que j'enfermais dans la main gauche pour la masser. Je restais là, sans bouger.

(en allemand dans le texte)
Bill: T'es pas encore partie?

Alicia se retourna vers moi et me lança un magistral "T'es pas encore partie?" comme si elle jouait dans une film hollywoodien des années 50. Elle venait de piquer ma fierté et elle le savait.

(en français dans le texte)
Moi: C'est justement tout ça qui me fait peur. Regardes-nous. Je parle français et toi allemand. C'est ma manager qui traduit tout.

(Alicia)

(en allemand dans le texte)
Bill: On n'a eu besoin de personne dans la chambre.

Il avait fait un pas vers moi et il avait les poings fermés.

(Alicia)

(en français dans le texte)
Moi: Première fois, Bill. Et après? Quand la magie de la rencontre est passée? On continuera à se regarder dans le blanc des yeux?

(Alicia)

Gustav s'éloignait de moi, se mettant de l'autre côté de Georg. Il lui murmura quelque chose dans l'oreille et Georg acquiesça. Les bodygards ainsi que Nicolas et Tom restaient impassibles. Ils ne voulaient rien rater du mélodrame qui se jouait devant eux.

Le visage de Bill se décrispa. Il baissa les yeux quelques instants et me refixa à nouveau. Puis il regarda son frère qui haussa les épaules. Il baissa la tête et il fît un autre pas en avant. Les poings toujours fermés, il venait de comprendre mon état d'esprit. Je crevais d'envie de l'avoir dans ma vie mais comme toute fille qui se respecte, j'avais déjà vu plus loin que lui.

(en français dans le texte)
Bill: Je...

Il secoua la tête, quand son regard se posa sur moi, il avait les larmes aux yeux.

(en allemand dans le texte)
Bill: Ne pars plus...

Alicia n'eut pas le temps de traduire. Bill avait ouvert les bras et j'avais couru les trois pas entre nous. Bill me serrait fort. Mes mains agrippaient son dos.

Tom brisa l'atmosphère par un "Champagne!"


++++++++++++++++++++ FIN N°11

# Posté le lundi 14 mai 2007 04:58

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (12)

C'était comme si on pouvait lire un "ahhh" de soulagement sur les visages des bodygards. Imaginez trois gros malabars avec des têtes de singes, un qui porte ses mains sur les oreilles, un qui porte les mains sur les yeux et un qui porte les mains sur la bouche. Rien entendu, rien vu, rien à dire.

Nicolas était tombé dénue. Je n'avais jamais parlé de ma nuit à Paris. Il n'avait jamais compris pourquoi j'étais si triste depuis deux mois. Il se prenait une centaines d'épisodes de Dallas dans la figure.

Alicia avait un large sourire, elle est la seule à qui j'ai parlé de ce qui c'était passé. Ce qui explique sa détermination quand elle entra dans la loge quelques minutes avant.

Gustav et Georg continuaient leur messe-basse. Georg probablement occupé à féliciter le geste de Gustav.

Et Tom... Tom me matait par dessus l'épaule de son frère.

C'est le premier visage que je vis en sortant ma tête des bras de Bill. Tom me regardait comme une bête curieuse. Ainsi donc, c'était avec moi qu'il devrait partager son frère à présent. En fait, ce que je ne pouvais imaginer, c'est que Tom se disait qu'il me partagerait bien avec Bill. Son regard devint trouble, je n'osais imaginer ce qu'il devait penser en ce moment précis. Je lui souris, j'ai été bien élevée. Mais autant dire qu'il me foutait la trouille.

(en allemand dans le texte)
Tom: Alors tu nous présentes?
Bill: Oui, pardon. Tom, Lucie. Lucie, Tom.


Il me fit un sourire carnassier et je me blottit contre Bill, comme une petite fille se cacherait dans les jupes de sa mère.

(en pensée)
Tom: C'est pas gagné.

Gustav et Georg se déplacèrent pour me faire face.

(en allemand dans le texte)
Gustav et Georg: Hallo.
Moi: Hallo.


Alicia entra dans le cercle et me dit:

(en français dans le texte)
Alicia: C'est bien tu fais des progrès.

Elle se retourne vers les Tokio Hotel.

(en allemand dans le texte)
Alicia: Je suis Alicia et je vous présente Nicolas qui le manager de Lucie comme moi.

Secouage de mains en règle et tout le monde se dit "enchanté".

(en allemand dans le texte)
Bill: Et derrière, les célèbres VSD-Hamburg: Saki, Stefan et Tobi.

Je souriais toute bête à Saki qui me lança:

(en français dans le texte)
Saki: Bonsoir petit minimoys.

Je rougissais.

++++++++++++++++++++

Vingt minutes venaient de passer. Le temps que je m'accorde avec Bill pour le reste de la nuit. Coup de chance, nous étions dans le même hôtel. Nous devions tous rentrer chacun de notre côté et Bill me rejoindrait dans ma chambre plus tard.

++++++++++++++++++++

Dans le van des TH.

(en allemand dans le texte)
Gustav: Elle me plait bien.
Tom: Elle est prise.
Gustav: Quoi? Tu lui as déjà demandé?
Tom: Hein? Mais de qui tu parles?
Gustav: Alicia.
Georg: HAHAHAHA.
Bill: Y en a qui perde pas temps.
Tom: Hey! Et moi alors?
Georg: Je suis toujours là pour toi chéri.
Bill et Gustav: Pfffff HAHAHAHA.

Tom: Bill?
Bill: N'y pense même pas!
Tom: Mais notre premier baiser.
Bill: On était des enfants.
Tom: Qui sait, ça la brancherait peut-être d'avoir deux copains.
Bill: Arrête, tu deviens lourd et pervers. Tu me dégoûtes de penser à des truc pareils.
Tom: J'y peux rien si tu as les mêmes goûts que moi.
Bill: C'est la meilleure!
Georg: Arrête! Tu vas trop loin là.
Tom: JE VEUX UNE FILLE!
Gustav: Ça veut tout dire. C'est même pas une copine mais une fille.


++++++++++++++++++++

Dans le van de Lucie Fee.

(en français dans le texte)
... (silence)

Nicolas: Et c'est quand que tu l'as rencontré?
Moi: Première d'Arthur et les Minimoys.
Nicolas: Et c'est depuis quand que tu sors avec lui?
Moi: Vingt minutes. Enfin, je crois.
Nicolas: Et pourquoi tu n'as rien dit.
Moi: J'en sais rien.
Nicolas: Et pourquoi Alicia était au courant?
Moi: J'en sais rien.
Alicia: J'ai des arguments que tu n'as pas.
Nicolas: ...
Alicia: Moi fille, toi homme. Moi pense comme autre fille, toi bientôt papa.
Moi: HIHIHIHIHI!
Nicolas: C'est pas drôle.


++++++++++++++++++++ FIN N°12

# Posté le mardi 15 mai 2007 07:59

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (13)

Je venais de passer mon pyjama quand on frappa à la porte. Je me précipitais pour ouvrir à Bill. Mais la porte s'ouvre sur Alicia.

Moi: Ah c'est toi.
Alicia: Cache ta joie. Il est derrière moi.
Moi: Hein.


Alicia me fit de grands gestes pour dire que Bill était collé contre le mur gauche du couloir. Je la fis entrer et je refermais la porte aussi vite.

Moi: Qu'est-ce que tu viens faire ici?
Alicia: Te donner l'horaire de demain.
Moi: Ah! Merci.


J'étais partie dans la salle de bain pour remplir un verre d'un quart d'eau. Je revenais devant la porte d'entrée et ouvrit subitement pour vider le verre sur le côté gauche. Je passais la tête pour voir le résultat mais ne trouva rien à part de l'eau sur le tapis du couloir. Je me retournais vers le côté droit et trouva Bill avec les yeux ronds. Je lui souris maladroitement comme pour essayer de faire passer la pilule (il aurait été mouillé quand même), mais je venais de signer mon arrêt de mort. Il me saisit le poignet, me bascula et je me retrouvais sur son épaule, la tête dans son dos et les fesses devant. Oui, la très élégante pause du sac à patates que tout le monde connaît.

Bill entra avec son sac à patates dans la chambre, et le balança sur le lit. Je fis un mini rebond sur le matelas. Je m'immobilisais avec la main droite en l'air, tenant un verre. Bill le saisit et disparu dans la salle de bain.

Moi: MERDE!

Alicia me suivit du regard lorsque je me réfugia derrière un fauteuil.
Bill revient et Alicia lui pointe le fauteuil. Bill s'agenouille dessus, se penche et attend que je soulève la tête. Ce que je fis. L'eau coulait déjà sur mon visage à petite vitesse, suivie du largage d'essui.

Je me relevais, aveugle, m'essuyant la figure. Lorsque j'enlevais l'essui de mon visage, Bill termina sa vengeance par un baiser.

Moi: Encore...

Alicia regarda Bill avec un large sourire et dit.

(en allemand dans le texte)
Alicia: Il vaut mieux que je vous laisse, je te donne son emploi du temps et assures-toi qu'elle le lise avant que vous ne lanciez le reste des hostilités. Je vous souhaite une bonne nuit.

Je regardais Alicia partir sans un mot pour moi. La porte se referma sur Bill me tendant la feuille.

Mon attention était sur cette feuille. Ainsi donc je quittais Cannes à dix heures du matin. Cela ne me laissait pas beaucoup de temps devant moi.

(en français dans le texte)
Moi: Moi partir demain à dix heures.

Cette pure merveille de langue française fût accompagnée d'un mime. Bill acquiesça. Je m'épatais. Je me décidais à commencer ma valise tout de suite. Bill s'assit sur le lit et me regarda aller et venir. Parfois je m'arrêtais devant lui pour lui déposer un baiser sur le front ou les lèvres. Il semblait aimer me voir passer devant lui.

Finalement la valise fût vite faite, il restait ma trousse de toilette dans la salle de bain. Je m'asseyais sur les genoux de Bill, enroulant mes bras autour de son cou. Je le fixais et vice versa. Bill me saisit délicatement le coude gauche, celui qui était devant lui et brisa la chaîne de mes bras pour descendre avec sa main jusqu'à ma main gauche. Nos mains ne faisaient plus qu'une pour se séparer à nouveau. Il remonta la sienne le long de mon avant-bras et en caressa le creux pour le quitter au profit de ma taille.

Ma main droite qui était restée sur son épaule droite, revint à sa nuque pour caresser ses cheveux. C'est à ce moment-là que je me rappelais une interview de lui, disant qu'il avait un tatouage dans la nuque.

Vous connaissez ce vilain défaut qu'est la curiosité? Je me levais pour passer sur le lit et me décidais à emprisonner ses cheveux entre mes doigts pour révéler sa nuque et le tatouage. Bill se laissa faire. J'étais accroupie sur le lit, derrière lui, ma main droite derrière sa tête, relevant ses cheveux. La main gauche abaissant un peu son t-shirt et les yeux fixé sur le logo.

Avait-il donné son âme comme je le pensais. Devilish, le Pentagramme et la Marque. Mais tout était à l'envers avec lui.

Devilish signifiait peut-être diabolique mais à part un sourire diabolique, Bill était un homme normal. Enfin...
- A treize ans, il avait l'air aussi gentil que Damien, l'enfant anté-christ dans "The Omen". Un garçon devient homme à treize ans. Dans le film, Damien apprend sa véritable nature à ses treize ans.
- Son corps androgyne, qui contre la sainte séparation de l'homme et de la femme de la bible. Adam ne ressemblait pas Eve et Eve ne ressemblait pas à Adam. Bill est un jeu perpétuel entre les deux pôles.
- Bill, facture ou note de frais en anglais. Comme si il était là pour nous faire payer nos fan- tasmes.
- Et ses deux tatouages si anodins... Anodins? Une étoile et un logo?
Le Pentagramme est constitué d'une étoile à cinq branches. Une fois renversée, il symbolise la tête de bouc, animal totémique du Satanisme. Il est principalement utilisé au cours de cérémonies de type "messes noires" ("black mass") où des rites d'incantation ou de conjuration sont utilisés. Quoi de plus massif qu'un public de concert rock. On y reviendra sur le salut cornu des concerts rock.
- La marque TH dans son cou.

Je regardais ce logo avec insistance.
"Vous ne ferez point d'incisions dans votre chair pour un mort, et vous n'imprimerez point de figures sur vous. Je suis l'Éternel. (Lévitique 19/28 )
Oui, toute forme de scarification, de tatouage, de piercing est formellement condamnée par les Écritures.
"Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom."
(Apoc. 13/16-17)
La marque est répandue dans notre société de consommation. Elle est signe de ralliement, de reconnaissance, d'identification ou d'authentification.
TH, le T devenant croix dans un chemin.

Bill, cher Bill. Tu me sembles plus prêt du porteur de lumière que jamais.

C'est à ce moment que tu décides à te lever, de te retourner pour me faire face et soulever ton t-shirt pour me montrer ton étoile.

Ce T- shirt, autre symbolique détourné de la croix, asexué et donc antichrétien de par son concept, constituant le support privilégié pour diffuser des messages à l'échelle planétaire.

Je suis le porteur de lumière et j'ai trouvé la lumière.

++++++++++++++++++++ FIN N°13 (et oui, encore treize)

# Posté le mercredi 16 mai 2007 05:04

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (14)

Je le saisis par sa boucle de ceinture et colla mes lèvres sur son ventre. Mes mains remontant son t-shirt et caressant ses flancs pour finir sur son torse. Je lui laissais le soin d'enlever son t-shirt. Cette scène avait un air de déjà vu. Enfin presque. Je pris sa ceinture dans les mains et la déboucla ainsi que les boutons de son jeans. Je reculais pour le laisser s'asseoir et enlever ses chaussures, chaussettes et pantalon. Allais-je voir un boxer noir une fois de plus?

J'étais accroupie sur le lit, mordillant l'ongle de mon index droit. Ainsi donc, ce fût Bill qui cette fois était presque nu en premier. Je le regardais sans bouger. Il se retourna tout en étant toujours assis sur le bord du lit. Il me pris par la nuque et m'embrassa. Je sentis sa main me guider vers lui, mais de façon à ce que je termine couchée à côté de lui qui était toujours assis mais penché sur mon visage. J'étais maintenant la tête au bord du lit et les pieds du côté des coussins.

Bill me caressait les cheveux le long de mon visage pendant que sa main descendait le long de mon haut de pyjama. Je devins rouge. Une pensée venait de traverser mon esprit. Je n'avais pas de soutien en dessous. Si il l'enlevait, je me retrouvais seins nus et cette idée ne me plaisait pas trop. Je me redressais d'un coup. Ce qui l'étonna. Mais il se reconcentra assez vite et me saisit pas la taille pour me ramener contre lui.

Sa bouche trouva la mienne une nouvelle fois pour mon malheur. Et oui, le premier french kiss. Beurk, beurk, beurk. Il recula et à la vue de mon visage décomposé, ses yeux riaient. Moi je ne riais pas du tout. J'aime pas ça mais alors pas du tout.
Bill se rapprocha une nouvelle fois mais je recula.

Bill: Ok.

Il se leva, me laissant seule, assise sur le lit. Il s'affala dans le fauteuil et me regardait avec insistance. Je me sentis dénudée en une seconde. Je ne savais pas quoi faire. Le mot sadique me vint en tête. Puis, l'éclair de génie! Je fis comme si de rien n'étais, je me levais pour défaire le lit et me coucher dedans. Et j'éteignis les lumières.

Bill: Hey!
Moi: Was? zzzzz


Je l'entendis se lever et marcher vers le lit. Il fit le tour et entra de l'autre côté sans un mot. A peine les draps ne bougeaient plus que je me retournais vers lui et me blottit contre lui. Il mit son bras sur ma hanche et remonta petit à petit pour passer en dessous de mon haut de pyjama. Sa main caressant mon dos. Moi attendant le moment fatidique où cette main passerait devant. Ce qui arriva. Sa main droite englobait déjà mon sein gauche. Dessinant des tours autour de lui, revenant sur lui pour mieux repartir. Je sentais mon intérieur répondre à ses caresses. Je basculais sur le dos. Laissant le sein droit au même supplice de plaisir que le gauche. Son index descendait vers mon nombril pour que la main entière atteigne le côté gauche de ma taille. Il souleva le pan de tissu et je sentis ses lèvres sur mon ventre.
Machinalement, ma main droite s'enfonça dans sa chevelure et je caressais ses cheveux. Sa bouche avait décidée de remonter vers mes seins pendant que ses mains ouvraient la voie en remontant mon haut. Mais le tissu était trop étroit et avant d'atteindre le point final, il dû s'arrêter. Je me relevais et il enleva ce morceau de tissu qui lui avait résisté. Je retombais sur mon dos et instantanément, je sentis ses lèvres sur ma peau. Il était entre mes seins, quel serait le premier élu? Celui de droite ou de gauche? Sa bouche partit faire connaissance avec celui de gauche pendant que sa main gauche faisait connaissance avec mon sein droit.

Cette fois, ce fût ma main gauche qui atterrit dans ses cheveux. Mais il remontait déjà vers mon cou, laissant des baisers sur ma peau. Ses mains sur mes épaules, il tardait à partir de mon cou. Je gémis.

Finalement, ses lèvres passèrent sur ma mâchoire, laissant une série de baisers dont le dernier atterri sur mes lèvres.
Ses mains étaient dans mes cheveux, ses lèvres toujours sur les miennes et son corps était sur le mien.

Il y avait un embouteillage en haut et mes mains descendirent s'occuper de son dos pour finir par une visite éclair sur ses fesses, ce qui le fit gémir et bouger son popotin. Avais-je trouvé un point sensible de son anatomie? Cela semblait être le cas. N'étant pas prête à le faire démarrer au quart de tour, je remontais prudemment à sa taille. Ce qui le calma. Mais je devais me rendre à l'évidence, c'était là que je devrais attaquer le jour où je serais prête pour ma première fois.
D'ailleurs, il avait déjà un peu réagit. Je sentais quelque chose de dur contre mon pelvis.

Je priais pour qu'on en reste là. Et heureusement, nous en sommes restés là. J'échangeais quelques baisers et caresses avec Bill qui se décida à basculer à côté de moi et à m'enrouler de ses bras. Nous étions comme pour la première fois, l'un contre l'autre, mon front contre son torse et nos respirations prenant le rythme de l'autre. Pour nous souvenir de plus rien d'autre après.

++++++++++++++++++++

Le téléphone sonna à huit heures et demi. Je passais au dessus de Bill pour atteindre le cornet. C'était Alicia.

Alicia: Debout les enfants. Vous avez une heure et demi pour vous dire au revoir.
Moi: Mmmm.
Alicia: Je viens vous rejoindre dans une heure. Allez, on se réveille.
Moi: Oui maman.


Je raccrochais et en repartant de mon côté, je vis Bill, les yeux ouverts, rivés sur ma poitrine. Il louchait presque. Je m'assis en un bond et ramena le drap sur ma poitrine dénudée. Ce qui le fit sourire.

Bill: Bonjour.
Moi: Bonjour.


Il se releva et déposa un baiser sur ma joue en me prenant dans ses bras. Je fondais. Je le poussais et nous nous retrouvâmes à nouveau couché. Lui sur le dos et moi la joue droite sur son torse. Ma main gauche allant chercher sa main droite pendant que je sentais sa main gauche se poser sur mon dos.

Je serais restée comme ça une éternité. Mais il fallait se lever. Je partis sous la douche, laissant Bill dans mon lit.

Quand je réapparu, il était habillé et regardait par la fenêtre. Il se retourna et s'avança vers moi à côté de la valise où je venais de déposer la trousse de bain.

Bill me prit à nouveau dans ses bras. Lorsqu'on frappa à la porte, Bill me lâcha et alla ouvrir. C'était un serveur de l'hôtel qui apportait le petit déjeuner. Bill avait appelé pendant que j'étais sous la douche.

Nous avalâmes nos croissants sans trop d'envie mais nous savions qu'il le fallait. Nous allions voyager et qui sait quand nous pourrions manger dans cette journée.

Quand Bill eût fini, il se leva et alla près du bureau et inscrivit quelque chose sur le bloc-notes. Je le rejoignis et il me tendit le bout de papier avec son numéro de GSM et son adresse e-mail.

Bill: Je écrire toi.
Moi: D'accord.


Je prenais le bic de sa main et j'écrivis mon numéro de GSM et mon adresse e-mail sur le bloc-notes. Je tendis la feuille qu'il plia et mit dans la poche de son jeans.

Voilà, on y était, ils nous restaient même pas une heure devant nous. C'est d'ailleurs à ce moment là qu'arriva Saki. Il venait vérifier si Bill était bien là.

(en allemand dans le texte)
Saki: Nous partons à onze heures et tu dois encore faire ta valise.
Bill: Je sais mais elle part à dix heures.
Saki: C'est le bordel dans ta chambre. Je te connais, tu n'auras pas le temps de ranger en une heure.


Saki se retourna vers moi.

(en anglais dans le texte)
Saki: Je vois que tu es déjà prête, non?
Moi: En effet.
Saki: On passe chez Alicia, tu lui donnes ta clé pour qu'elle s'occupe de ton bagage et tu vas dans la chambre de Bill. C'est le bordel.
Moi: Bonne idée.


Je fis un dernier tour de la chambre pour vérifier que je n'avais rien oublié. Je fermais ma valise et la mis dans l'entrée avec deux autres sacs. Je jetais un dernier coup d'oeil dans la salle de bain et pris la clé de ma chambre.

Saki, Bill et moi, nous sommes allés chez Alicia pour lui donner la clé et lui expliquer la situation. Elle accepta le deal.

J'étais dans la chambre de Bill et, en effet, c'était le bordel.

++++++++++++++++++++ FIN N°14

# Posté le jeudi 17 mai 2007 09:57

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (15)

Quand je parle de bordel, le mot était faible, Bill avait fait pire qu'un participant de l'émission "C'est du propre". Bon, ok, j'exagère un peu, il n'y pas de crasses, juste des fringues partout. Je le poussais dans la salle de bain.

Moi: Have your shower and I start to pack your clothes.
Bill: If you want.
Moi: Yes, I want it that way.


Bill prit des vêtements propres et alla sous la douche. J'avais déjà saisi son sac et je fis le tour de la chambre pour faire un seul et unique tas de ses vêtements. Quand ce fût fait, je pris les vêtements un par un et je les pliais consciencieusement pour les mettre dans le sac.

J'avais fini de rempli le premier sac quand Bill sortit de la douche, je l'entendais s'affairer dans la salle de bain.
J'avais attaqué le second sac quand je tombais sur un boxer que je jetais de l'autre côté du lit. Bill, je t'aime beaucoup mais tes caleçons, tu t'en occuperas tout seul. Je continuais avec ses t-shirts et pantalons. C'est incroyable le nombre de vêtements qu'il a. Pire qu'une fille, pire que moi.

Finalement, Bill sortit de la salle de bain et je venais de terminer le second sac. Il ouvrit de grands yeux, cligna deux fois et me regarda comme si j'étais Mary Poppins ou Samantha. Bill amena ses affaires de bain dans la chambre et les mit dans le troisième sac. Je lui montrait le tas de caleçons et de chaussettes d'un coup de tête et je le laissais à son sac. Je fis un dernier tour de la chambre pour voir si je n'avais rien oublié. On frappa à la porte et étant à côté, j'ouvris.

C'était Tom.

(en allemand dans le texte)
Tom: Hallo.
Moi: Hallo.
Tom: Wo ist Bill?
Bill: Hier.


Ils se dirent bonjour et commencèrent à parler en allemand, je ne comprenais rien.

(en allemand dans le texte)
Tom: Déjà prêt?
Bill: Oui.
Tom: Tu m'épates. Alors bien dormi?


Sourire carnassier de Tom.

Bill: Oui.
Tom: Quoi c'est tout?
Bill: Tu sais que je n'aime pas raconter tout en détails comme toi.
Tom: Hélas.
Bill: Oui, hélas pour tes conquêtes et mes oreilles. Bon, si cela te dérange pas, je voudrais rester seul avec elle.
Tom: Hehe.
Bill: C'est ça, va fantasmer et laisse-nous tranquille.


Bill poussait Tom vers la sortie et Tom eut juste le temps me dire au revoir. La porte venait de se fermer, nous étions à nouveau seuls au monde. Bill se tenait en face de moi, plongeant son regard dans le mien. Son pouce droit effleurant mes lèvres et moi qui d'un bond laissa mes lèvres rejoindre les siennes.

Je ne sais pas trop ce que nous réserve le futur. Probablement pas beaucoup de moments pour se voir. Nous venions de nous investir dans une relation qui serait la plupart du temps à longue distance. Devions-nous nous promettre d'être fidèle?
Fidèle à quoi? Quand pourrions-nous nous revoir? Tout cela me semblais tellement flou. Et toi Bill, qu'est-ce qui te passe par la tête? As-tu les mêmes questions? Nous n'en avons pas parlé. Comment aurions-nous pu parler de ces choses si terre à terre. Nous nous étions bécotés et enlacés une fois de plus.

Alicia vint plus vite que nous ne l'avions voulu. Il était temps pour moi de partir. Je sortis de la chambre de Bill avec sa main dans la mienne. Gustav était dans le couloir avec Tom. Je les embrassais et embrassais une dernière fois Bill. Je partis sans me retourner. J'entendis la porte claquer. Je ne savais pas que Bill était parti s'écrouler en pleurs sur son lit.
Alicia me tendit mes lunettes de soleil pendant que nous attendions l'ascenseur.

Alicia: Mets ça. Il y a beaucoup de fans devant l'hôtel.
Moi: Merci.


Je mis mes lunettes pour cacher mes yeux embrumés.

++++++++++++++++++++

J'étais dans le van qui me conduisait à l'aéroport. J'avais gardé mes lunettes de soleil sur le nez. Je fouillais dans ma poche de jeans et en sortit une grosse bague. Bill trouverait un mot écrit en anglais dans son sac. "I took one of your rings. I'll give it back to you... next time."

Alicia: Gustav est vraiment un très chouette gars.
Moi: Quoi?
Alicia: On a discuté hier soir.
Moi: Hein? Comment ça? Attends là! Tu veux dire que...
Alicia: Je dis rien, j'ai juste discuté avec lui.
Moi: Mais... Et tu me dis ça comme ça!
Nicolas: ... Ça va être beau! Je ne sais pas si je peux partir tranquille moi.
Alicia et moi: Toi tu vas être papa!


Dans les semaines qui suivirent, je portai une grosse bague en argent sur les nouvelles photos. Et la femme de Nicolas accoucha d'une belle petite fille prénomée Julie.

++++++++++++++++++++ FIN N°15 - Fin Chapitre 2

# Posté le vendredi 18 mai 2007 11:49