[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (6)

Bill me prît dans ses bras, tout contre lui. Ayant quinze centimètres de moins que lui, mon nez se trouvait dans son cou.
Nous sommes peut-être restés comme ça cinq à dix secondes mais comme dans les films, on pouvait croire que c'était une éternité. Finalement, j'éternuai. Heu, oui, faut dire que je suis allergique aux parfums. Mais il sent bon, même si cela me fait éternuer.

Sa main gauche sur mes cheveux, il me regarda avec des yeux graves.
Ça y est, moi qui n'ai jamais eu de petit ami, même pas un baiser, je vais passer à la casserole. Mais je ne veux pas. Je vais me faire violer et personne ne voudra me croire. Mes yeux étaient grand ouvert et criaient à l'aide.

Mais Bill me lâcha et se dirigea vers le mini-bar pour s'agenouiller devant et ouvrir le frigo.
Il se retourna vers moi et dit: "Tu..." et termina sa phrase par un geste de la main qui veut dire "veut boire quelque chose?".

Je m'approchais de lui et répondu par un "Ja, coke light."

Il l'ouvra, me tendit la petite bouteille et un verre qui était au dessus du frigo.

Moi: Danke schoen.
Bill: Bitte schoen.

Je m'asseyais sur le bord du lit et versa un peu de coca dans le verre. Bill toujours agenouillé par terre, se rapprochant de moi.

++++++++++++++++++++

Il est maintenant en face de moi. Je bois une gorgée tout en le regardant droit dans les yeux et je lui tends le verre qu'il prend pour boire une gorgée à son tour.

Et maintenant? Que vais-je faire? Les paroles de cette chanson défilent dans ma tête. D'ailleurs, j'ai mal à la tête. Ma coiffure super élaborée commence à tirer sur mes cheveux.

Bill continue à me regarder sans un mot. Heureusement que je suis aussi pro à ce petit jeu de silence car cette situation en paniquerait pas mal. Je continue à le regarder avec ma main droite sur mes cheveux, tâtonnant les petites piques et les nombreuses épingles invisibles.

Bill avance sa main et touche ma petite robe noire.

Bill: Du hast von kleidung gewechselt.
Moi: Was? Ohhh ma robe. Ja. Ich...

Et je termine ma phrase par un super mime qui veut dire, "j'ai enlevé mes bottes et ma veste et j'ai mis une robe et ses chaussures."
Je pense que Bill commence à comprendre que c'est difficile d'être tout seuls sans interprète.

Bill: Je ne parle pas bien français and I don't speak english very well.

Je lui souris.

Moi: Ich deutsch nicht... heuuu and I speak english very well.

Il se met à rire. C'est à ce moment que je me décide à me lever pour prendre mon sac et aller vers la porte de sortie. Bill me regarde tout surpris, croyant sûrement que je pars. Ma main droite sur le bouton de porte de la salle de bain, je lui fais signe de venir. Il se lève et me suit dans la salle de bain.

Moi: Meine haare. Arrgh.

J'ouvre mon sac, sors un sac en plastique avec une brosse à cheveux et j'enlève la première épingle invisible que je mets dans le sac. Je fais de même avec une deuxième. Mes bras se soulèvent pour en retirer une troisième mais Bill arrête mon geste. Il est derrière moi, redescend mes bras le long de mon corps et commence à enlever les épingles lui-même.

Je le regarde faire à travers le miroir. Il prend son temps, il joue avec mes cheveux. Je le laisse faire, j'aime sentir ses mains dans mes cheveux, sur ma nuque. Il tourne autour de moi et je le suis toujours à travers le miroir.

Je passe mes mains dans mes cheveux pour vérifier qu'il ne reste plus rien et prends la brosse pour la lui tendre. Après tout, si il aime jouer à la poupée, je ne vais pas m'en priver. Et il commence à brosser mes cheveux, petite poignée par petite poignée. Je ferme les yeux et le laisse faire. J'entends la brosse contre le marbre, il a fini.

J'ouvre les yeux et il est dos à moi, tirant le tabouret de cuir d'en dessous de l'évier. C'est un tabouret comme celui qu'utilisent les pianistes, un rectangulaire. Bill s'assoit et me tend sa brosse à cheveux.
Ok, j'ai compris, c'est mon tour. Et me voilà devant une crinière de cheveux crêpés. Il doit être maso de vouloir que je lui décrêpe les cheveux. Je prends une pince dans mon sac et lui attache le haut de la crinière au dessus de la tête. Il ressemble à un yorkshire comme ça. Je commence à rigoler et il me fusille en poussant un "Hey!".

++++++++++++++++++++ FIN N°6

# Posté le dimanche 06 mai 2007 06:21

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (7)

Bill ferma ses yeux. De la main gauche, je pris une poignée de ses cheveux et décida de la tenir au niveau des racines pour ne pas lui tirer les cheveux en les brossant. Je commençais doucement, en brossant des pointes vers les racines. Petit à petit, je brossais de plus grandes étendues. Tout ce travail prit plusieurs minutes pour les cheveux du dessous. Ses cheveux étaient déjà beaucoup plus plats. Je me demandais quelle tête il peut bien avoir quand toute sa chevelure est plate.

Je m'arrêtais quelques secondes et le regardais. Ses yeux étaient restés fermés pendant que je le coiffais. C'est un visage détendu et des yeux clos que je regardais, mon inspection se terminant sur ses lèvres. Avais-je envie de les avoir contre les miennes? Avais-je envie de les avoir contre ma peau?

Ma pause le réveilla et voilà qu'il me regarde à son tour. Je lui souris et prends la touffe qui est attachée au sommet.

J'enlève la pince, la dépose sur le marbre qui est autour de l'évier. Ses cheveux sont retombés en deux parties et je commence par celle de droite. Je tourne autour de lui pour finir devant lui. Pendant ce deuxième tour, il ne ferma pas les yeux et, je sentis son regard, via le miroir ou direct, sur moi.

++++++++++++++++++++

Voilà, c'est fait, ses cheveux sont décrêpés et je dois avouer que je le préfère comme ça.

Je me décidais à lui donner un dernier grand coup de brosse pour tout uniformiser quand il recula sur la partie arrière du tabouret. En effet, depuis le début, il était assis au milieu du rectangle, ce qui était plus facile pour tourner autour de lui. Maintenant qu'il est assis sur la partie arrière, cela me laisse une grande partie libre entre lui et moi. Je ne sais pas trop ce qu'il cherche à faire mais je décide de ne pas me laisser faire et je m'agenouille sur le tabouret, ce qui a pour effet que son visage se retrouve à hauteur de ma poitrine.
C'est exactement à ce moment-là que je vois son sourcil droit se relever et qu'un air content se dessine dans ses yeux. Ainsi donc, j'avais plongé les deux pieds devant dans sa combine. Je sentis le rouge me monter aux joues.

Très bien, puisque c'est comme ça, autant te faire peur cher Bill, je me rapproche encore plus, à deux centimètres de t'écraser l'entre-jambe avec mes genoux.

Mais monsieur Kaulitz ne se dégonfla nullement et au premier coup de brosse dans les cheveux, il entoura ses bras autour de ma taille et plongea son visage dans mes seins.
Bernadette Soubirous, en pleine extase à la vision de la Sainte Vierge, n'aurait pas mieux pris la pause que moi en ce moment. J'étais agenouillée, droite comme un "i" et les bras écartés en signe de croix. Avec une brosse à cheveux de la main droite et la paume de la main gauche à la recherche d'un appui.

Ses mains commençaient à caresser le tissu de ma robe, remontant de ma taille vers le haut du dos, pour atteindre la fermeture éclair. Le bruit particulier du zip se fit entendre longuement, Bill ouvrant ma robe avec une lenteur quasi religieuse. Peut-être s'attendait-il a recevoir un coup de brosse sur la tête. Mais rien ne se passa.

Ses mains remontaient maintenant les deux pans de l'ouverture jusqu'à atteindre mes épaules. Mon regard était sur sa tête qui était toujours collée à ma poitrine. Il leva sa tête doucement et son regard se fixa dans le mien. Nous restâmes dans cette position pendant une éternité. Lui qui n'osait pas continuer et moi qui n'osais pas imaginer la suite.

Ce fût un bruit sec du bois du tabouret qui nous ramena à la réalité. Je clignais des yeux deux fois et je pense que lui aussi. Il lâcha mes épaules et ses mains atterrirent sur ses cuisses en même temps que son regard.

Je déposais la brosse sur le marbre et je pris l'extrémité de ma robe pour la faire remonter vers ma tête. Probablement que son regard remonta en même temps que ma robe car quand après avoir déposé ma robe sur la tablette en marbre, je retournais ma tête pour retrouver son regard dans le mien.

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Soit dit en passant, cette tablette en marbre qui entoure l'évier a au moins la longueur d'un bureau d'école. Bon, je sais, tout le monde s'en fout, surtout en ce moment précis mais fallait quand même que je vous le dise. C'est vrai quoi! C'est pas tout les jours qu'on tombe sur une tablette de salle de bain aussi longue. Fin de la publicité. Comment ça? Sadique moi? Mais non. Bon, ok, juste un peu. Mais c'est si bon.

Où j'en étais, ah oui. Son regard dans le mien.

++++++++++++++++++++

J'étais maintenant agenouillée et vêtue uniquement d'un soutien-gorge, d'une culotte et d'une paire de chaussettes dans une paire de chaussures. Mais surtout j'étais habitée d'une forte intention de le mettre au plus vite dans la même situation.
Pourtant, je repris la brosse et terminais mon travail de coiffeuse. Je ne sais pas trop ce qui pouvait passer dans sa tête mais en tout cas, cela devait l'amuser car il ne m'arrêta pas. Il doit, en effet, être un peu maso.

Finalement, je me levais et mis la main dans mon sac pour ressortir un paquet de lingettes démaquillantes. J'ouvris le paquet sous son air interrogatif et pris une lingette que je déplias pour la mettre brusquement sur son visage. Et je pris sa main gauche que je plaque sur la lingette. Je pris une autre lingette et commençais à me démaquiller.

Bill me regardait avec des yeux ronds. Il devait penser qu'il était dans la quatrième dimension. A côté d'une fille à moitié nue et une lingette démaquillante dans une main. Je le regardais et lui mima comment se démaquiller. Il se vexa, se raidit et commença à se démaquiller, tout ça sans un mot.

Pour terminer son calvaire, j'enfournai une dernière fois ma main dans le sac et en sorti ma brosse à dent. Cette fois-ci, il ne montra aucune surprise, et se retourna pour prendre la sienne ainsi que du dentifrice. Je mis ma brosse à dent sous son nez, pour lui faire comprendre que je voulais du dentifrice et il s'exécuta sans broncher.

Le moment mémorable de la nuit se déroula à l'instant, Bill Kaulitz des Tokio Hotel et Lucie Fee, plantés devant un miroir, se brossant les dents en se regardant mutuellement. Je me mis à rire, ce qui eut comme résultat, une projection de mousse sur le miroir, ce qui eut comme résultat, un quasi étranglement de Bill quand il avala une partie de son dentifrice lorsqu'il ne pût réfreindre un fou rire. Résultat, deux imbéciles, morts de rire, avec une mousse blanche sortant de la bouche et essayant de cacher tout ça avec leur mains.

++++++++++++++++++++ FIN N°7

# Posté le lundi 07 mai 2007 11:34

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (8)

Oui, nous étions au moment fatidique. Plus moyen d'y échapper, je n'allais pas prendre une douche, cela reviendrait au même.
Machinalement, je me baissais et enlevais mes chaussures et chaussettes. Je les gardais dans ma main gauche pendant que je ramassais mes affaires pour les mettre dans mon sac, et je pris mon sac dans la main droite. Je me retournais vers Bill, lui souriais et sortis de la salle de bain. Je me déplaçais vers le bureau pour mettre mes affaires à côté et dessus quand j'entendis la porte de la salle de bain se refermer.

Un, deux, trois, quatre, ... quatre secondes nous avaient séparés. Bill était maintenant derrière moi et mit ses bras autour de mes épaules. Je déposais mon menton sur eux et mis mes mains sur ses bras. Nouvelle pause.

++++++++++++++++++++

Il relâcha l'étreinte et me fît pivoter sur moi-même avec douceur. J'étais maintenant face à lui et je déposais mes mains sur son ventre. Il approcha doucement la tête et je fermais les yeux. Ses lèvres avaient touchées les miennes. Il pressa sa bouche un peu plus sur la mienne. Et il se retira pour m'embrasser une nouvelle fois. Je ne le rechercha point, comprenez par là que je ne pris aucune initiative pour lui rendre un baiser mais mes mains avaient répondues, j'avais les poings fermés sur
son t-shirt. J'ouvris les yeux et la première chose que je vis fût ses mains qui venaient entourer mon visage. Il avait ses doigts dans mes cheveux et les paumes sur mes joues. Il m'embrassa une nouvelle fois de trois baisers. Mes lèvres se décidèrent à bouger au deuxième baiser et le troisième, c'était le mien.

Je relâchais son t-shirt de mes mains et je les laissais descendre sur ses hanches pour relever le t-shirt. Bill se laissa faire pendant que je le remontais vers sa tête, il leva ses bras et après avoir vu son visage caché par ce morceau de tissu, je le revis avec des yeux plus sombres qu'avant.

Ses mains atterrirent cette fois-ci sur ma nuque et il m'embrassa à nouveau. Je lui répondais, il me répondait. Ses mains descendaient de plus en plus et lorsqu'elles atteignirent ma taille, je me sentis quitter terre. Bill me soulevait et machinalement mes jambes s'enroulèrent autour de ses hanches.
Bill nous emmenait vers le lit, il s'agenouilla dessus, planta sa main droite dans le matelas et de la main gauche, me retenait contre lui. Doucement, je touchais le lit. J'étais maintenant couchée sur le lit et je relâchais mes jambes. Il me regardait, sa main gauche passant de mon dos à mon ventre pour remonter vers mes seins, le cou, le menton, la joue droite et terminer sa course dans mes cheveux.

Ses lèvres se déposèrent au dessus de mon soutien et Bill descendait vers mon nombril, ses mains suivant le chemin ouvert par ses lèvres. Tout à coup, plus rien. Je relevais un peu la tête, il venait de se lever d'un bon. Il se retournait vers un fauteuil et je vis descendre son pantalon, sur un boxer noir. Je me sentis tout à coup très gênée, j'étais tout seule, allongée sur ce lit et il allait se retourner. J'aurais voulu disparaître dans les draps. C'est ce que je fis. Ma main avait déjà saisit un côté et je tirais vers moi. Le lit était défait à moitié quand il se retourna. Bill ne réagit pas. Il était déjà à côté du lit et il souleva la partie qui n'était pas encore défaite.

++++++++++++++++++++

Je vous passe la gymnastique que représente l'entrée dans les draps. Nous étions dedans, face à face. Bill couché sur son côté gauche, moi couchée sur mon côté droit. Sa main droite se déposant sur mon oreille gauche.

Bill: Kommen Sie.

Je ne me fis pas prier. Nous étions maintenant l'un contre l'autre, enlacés. Il embrassait mes cheveux pendant que sa main me caressait le haut du dos.

Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés comme ça. Plusieurs minutes? Je levais ma tête, m'écartant un peu de son torse. Son visage descendit un peu pour que nos yeux se rencontrent et il m'embrassa une nouvelle fois. J'étais aux anges. Je n'aurais pas voulu une autre situation pour mon premier baiser, mes premiers baisers.

Le dernier baiser me fût donné sur mon nez et puis il me reprit contre lui. Je fermais les yeux. J'écoutais sa respiration et sentais son torse venir et partir contre mon front. J'étais bercée par ce mouvement.

A nouveau, je ne sais combien de minutes passèrent mais quand je relevais la tête, je découvris des yeux clos, un visage détendu. Bill s'était endormi.

Je me détachais doucement, me retournant pour éteindre la lumière. Il était une heure vingt du matin.

++++++++++++++++++++

Je du le suivre assez vite au pays des rêves, je ne me souviens plus de rien après avoir vu l'heure sur la télévision. Je ré-ouvris les yeux pour me retrouver couchée cette fois-ci sur mon côté gauche et je pris très vite conscience de son corps contre mon dos. Nous étions enlacer en cuillère, son main droite sur ma hanche. Quelle heure pouvait-il être?

Je me levais un peu pour regarder l'horloge sur la télévision. Huit heures trois.
Ce qui me prit à ce moment-là, je ne pourrais l'expliquer, j'ai eu peur que la porte s'ouvre. Que des paparazzi entrent et que les flashes se déclenchent. C'est très con quand j'y repense. Au pire, nous aurions été réveillés par Saki ou peut-être Tom. Quoiqu'il en soit, je m'étais déjà dégagée de l'étreinte de Bill, j'étais assise sur le bord du lit, me retournant pour le regarder continuer à dormir en paix.

Je me levais, pris mes affaires et m'habillais dans l'entrée. J'étais prête, je décidais de jeter un dernier coup d'oeil sur Bill.

Il était tellement beau perdu dans ce grand lit. Sa main était posée sur la place où j'étais encore il y avait cinq minutes.
Que devais-je faire? Le réveiller était hors de mes forces. Lui laisser un message? Et après? Il ne parlait pas français et je ne parlais pas allemand. Il me semblait clair que si nous ne pouvions pas nous serrer dans les bras l'un de l'autre, les coups de fil et les e-mails ne serviraient pas à grand chose.

La porte de sa chambre venait de se refermer, je courais vers l'ascenseur.

++++++++++++++++++++ FIN N°8 - Fin du Premier Chapitre

# Posté le vendredi 11 mai 2007 11:43

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (9)

Cannes, samedi 20 janvier 2007, 11:00 du matin.

Cela fait presque deux mois depuis cette fameuse nuit. Je n'arrive pas à oublier Bill. Qu'est-ce qu'il a pu se dire en se réveillant? A-t-il cherché à me retrouver ou me hait-il maintenant? Ou peut-être est-il simplement indifférent? Que signifient ces quelques heures dans sa vie?

Si en Allemagne, on n'entend plus parler de Lucie Fee, en tout cas, moi, je commence à entendre de plus en plus parler de Tokio Hotel en France. D'ailleurs, ils sont à Cannes. Ils ont donnés un concert hier soir pour NRJ.

Je n'ai pas pu y assister, cela aurait été la cohue et d'ailleurs je ne suis arrivée qu'il y a une heure. Pas question non plus de chercher Bill, mon emploi du temps est chargé. Nicolas est là, plus occupé qu'une abeille en pleine ruche. Ce soir, ce sont les NRJ Music Awards et je serais présente, nominée dans la catégorie Révélation Francophone.

Nicolas se doute de quelque chose, je suis plus taciturne que je ne le suis d'habitude. Mais il se trompe sur la raison. Pour lui, c'est la sortie de mon nouvel album qui en est la raison. En plus, je vais chanter pour la première fois mon nouveau single qui tourne depuis une semaine en radio. Son titre: XXL

++++++++++++++++++++

Pendant la première partie de l'après-midi, je fis des interviews. La seconde partie fût consacrée à ma balance son et vers la fin de l'après-midi, je retournai à l'hôtel pour me préparer.

++++++++++++++++++++

La montée des marches et me voilà dans la salle, scrutant autour de moi sans trop me faire remarquée. Pas de trace de Bill. Par contre, je vis arriver Gustave, Tom et Georg. Ils étaient de l'autre côté de la salle.

La cérémonie commença. Ma catégorie arriva très vite, elle était au début de la soirée. Normal, ce n'est pas l'album ou l'artiste mais la Révélation Francophone. J'étais déjà très flattée de m'y retrouver.

"Et le ou la gagnant est... Lucie Fee!"

J'y croyais pas. Nicolas me donna un coup de coude pour que je me lève. Je le remerciais d'un baiser.
Ces quelques mètres étaient long. Je n'avais rien préparé. C'est bien moi ça, je monte tout un plan de carrière à l'avance et quand j'arrive à une conclusion (une récompense c'est comme une conclusion, non?), je suis free-style.

Moi: Bonsoir. Je dois avouer n'avoir rien préparer. Je voudrais remercier Nicolas, mon manager et Pascal Nègre pour avoir cru en moi. Merci à papa pour me laisser vivre mes rêves.

Je regarde en haut.

Moi: Maman, je t'aime.

Pause.

Moi: Merci à vous, le public, d'avoir goûté à mes gourmandises de Lolita. Et j'espère que vous aimerez la jeune fille qui vous parlera d'amour. Un grand merci à tous. Et à tout de suite.


C'était fait. Je quitte la scène et descend les escaliers vers les coulisses. Une hôtesse me guide lorsque je croise les présentateurs du prochain award.

Le choc. Un regard qui me dévisage... C'est lui. Bill est devant moi et je me fige. Tout à coup, un steward le pousse lui et l'autre présentateur vers les escaliers.

Steward: It's your turn. Go! Go! Go!

Bill monte les escaliers en regardant derrière lui mais il est entraîné et la musique commence. Je reste là toute bête.
Mais pas longtemps, l'hôtesse me demande de la suivre.

Hôtesse: Je suis désolée mais nous ne pouvons pas rester ici, suivez-moi s'il vous plaît.

Et je m'exécute.

++++++++++++++++++++ FIN N°9

# Posté le samedi 12 mai 2007 09:38

[Fanfic] Paris, Bruxelles, Berlin... (10)

Dans la salle, Bill venait de s'asseoir à côté de son frère.

(en allemand dans le texte)

Bill: Je viens de la croiser dans les coulisses.
Tom: Tu lui as parlé?
Bill: Non. Et j'en ai pas envie, elle m'a quand même planté comme un con.
Tom: Moi je me l'a ferais et je l'a planterais à mon tour pour me venger.


Bill ne répondit pas. Ce qui n'échappa pas à Gustav. Bill venait de repartir dans un mutisme qu'il avait arboré depuis fin novembre. Tom protégeait son frère mais cela l'aveuglait. Gustav avait perçu autre chose dans l'agressivité de Bill. Après tout, Bill était égoïste et n'aimait pas perdre.

Mais chaque chose en son temps. La prochaine artiste à chanter était justement Lucie Fee. Il voulait voir de quoi elle était capable. Gustav voulait comprendre ce qui avait plu à Bill.

++++++++++++++++++++

J'avais eu le temps de me changer et de me concentrer juste avant de passer sur scène. J'avais la tête vide et j'entrais d'un pied décidé sur scène.

XXL (vidéo)

XXL

Qu'on soit des filles de
Cocktails, belles
Qu'on soit des filles des
Fleurs de poubelles
Toutes les mêmes
Qu'on soit des croissants de lune
Qu'on soit des monts de Saturne
Pour l'I.V.G. ou en bulle
Nous on a

On a besoin d'amour
On a besoin d'amour
Besoin d'un amour XXL
On veut de l'amour XXL

Qu'on soit des filles de
L'histoire, rares
Qu'on soit des filles des
Fleurs de trottoirs
C'est comme ça
Qu'on soit Paul en Pauline
Faire la une des magazines
Négatives ou positives
Toutes les filles

Elles ont besoin d'amour
On a besoin d'amour
Besoin d'un amour XXL
On veut de l'amour XXL

On a besoin d'amour
Besoin d'une flamme
Et de vague à l'âme
On a besoin d'amour
Besoin d'un regard
De peau et de larmes


++++++++++++++++++++

C'était fait, j'avais fini la soirée, par contre la cérémonie ne l'était pas. Je devrais poser avec mon NRJ award à la fin.
Autant se rasseoir dans la salle et attendre la fin là-bas.

Cela passa plus vite que je ne l'aurais cru mais, en fait, j'avais surtout replongé dans mes pensées. Ou soit, on se recroisait et il y aurait peut-être une explication, soit on ne se retrouvait pas et c'était fini. Je ne savais pas ce qui était le mieux. Je voulais le revoir mais ce qui m'avait fait fuir était toujours une réalité. Ce ne fût pas cette peur des paparazzi qui m'avait prise mais bien la peur du réveil, de cette incapacité à communiquer.

++++++++++++++++++++

J'étais dans la salle des photographes, je venais de poser avec les autres vainqueurs de la soirée. J'étais intimidée, une fois de plus, j'avais fini par reculer dans un coin. Mais Nicolas ne me lâchait pas.

Nicolas: Tu dois un peu t'imposer, vas parler avec les autres, c'est bon pour toi.

Je le regardais toute bête.

Je n'eus pas le temps de lui répondre, les Tokio Hotel venaient de rentrer. Heureusement que j'avais du fond de teint, je devais être blanche en ce moment précis. Bill m'avait vu mais il retourna la tête. Les trois autres me dévisageaient. Je savais à quoi m'en tenir, le cassage de sucre sur ma tête avait fonctionné à merveille. C'était fini de rêver. Adieu Bill. Adieu ta peau que je rêvais depuis deux mois.

Je les regardais poser sans bouger alors que j'hurlais de l'intérieur. J'aurais voulu m'enfuir mais ça, je l'avais déjà fait une fois et cela n'avait pas été bénéfique.

Finalement, ils avaient finis. Bill reparti le premier, sans un regard dans ma direction. Les trois autres le suivaient. A la porte, Gustav se retourna et me fixa. J'étais au bord des larmes.

Contre toute attente, Gustav me sourit et vint dans ma direction. Sans un mot, il me prit la main et m'emmena fermement avec lui.

++++++++++++++++++++ FIN N°10

# Posté le dimanche 13 mai 2007 09:09