Bill me prît dans ses bras, tout contre lui. Ayant quinze centimètres de moins que lui, mon nez se trouvait dans son cou.
Nous sommes peut-être restés comme ça cinq à dix secondes mais comme dans les films, on pouvait croire que c'était une éternité. Finalement, j'éternuai. Heu, oui, faut dire que je suis allergique aux parfums. Mais il sent bon, même si cela me fait éternuer.
Sa main gauche sur mes cheveux, il me regarda avec des yeux graves.
Ça y est, moi qui n'ai jamais eu de petit ami, même pas un baiser, je vais passer à la casserole. Mais je ne veux pas. Je vais me faire violer et personne ne voudra me croire. Mes yeux étaient grand ouvert et criaient à l'aide.
Mais Bill me lâcha et se dirigea vers le mini-bar pour s'agenouiller devant et ouvrir le frigo.
Il se retourna vers moi et dit: "Tu..." et termina sa phrase par un geste de la main qui veut dire "veut boire quelque chose?".
Je m'approchais de lui et répondu par un "Ja, coke light."
Il l'ouvra, me tendit la petite bouteille et un verre qui était au dessus du frigo.
Moi: Danke schoen.
Bill: Bitte schoen.
Je m'asseyais sur le bord du lit et versa un peu de coca dans le verre. Bill toujours agenouillé par terre, se rapprochant de moi.
++++++++++++++++++++
Il est maintenant en face de moi. Je bois une gorgée tout en le regardant droit dans les yeux et je lui tends le verre qu'il prend pour boire une gorgée à son tour.
Et maintenant? Que vais-je faire? Les paroles de cette chanson défilent dans ma tête. D'ailleurs, j'ai mal à la tête. Ma coiffure super élaborée commence à tirer sur mes cheveux.
Bill continue à me regarder sans un mot. Heureusement que je suis aussi pro à ce petit jeu de silence car cette situation en paniquerait pas mal. Je continue à le regarder avec ma main droite sur mes cheveux, tâtonnant les petites piques et les nombreuses épingles invisibles.
Bill avance sa main et touche ma petite robe noire.
Bill: Du hast von kleidung gewechselt.
Moi: Was? Ohhh ma robe. Ja. Ich...
Et je termine ma phrase par un super mime qui veut dire, "j'ai enlevé mes bottes et ma veste et j'ai mis une robe et ses chaussures."
Je pense que Bill commence à comprendre que c'est difficile d'être tout seuls sans interprète.
Bill: Je ne parle pas bien français and I don't speak english very well.
Je lui souris.
Moi: Ich deutsch nicht... heuuu and I speak english very well.
Il se met à rire. C'est à ce moment que je me décide à me lever pour prendre mon sac et aller vers la porte de sortie. Bill me regarde tout surpris, croyant sûrement que je pars. Ma main droite sur le bouton de porte de la salle de bain, je lui fais signe de venir. Il se lève et me suit dans la salle de bain.
Moi: Meine haare. Arrgh.
J'ouvre mon sac, sors un sac en plastique avec une brosse à cheveux et j'enlève la première épingle invisible que je mets dans le sac. Je fais de même avec une deuxième. Mes bras se soulèvent pour en retirer une troisième mais Bill arrête mon geste. Il est derrière moi, redescend mes bras le long de mon corps et commence à enlever les épingles lui-même.
Je le regarde faire à travers le miroir. Il prend son temps, il joue avec mes cheveux. Je le laisse faire, j'aime sentir ses mains dans mes cheveux, sur ma nuque. Il tourne autour de moi et je le suis toujours à travers le miroir.
Je passe mes mains dans mes cheveux pour vérifier qu'il ne reste plus rien et prends la brosse pour la lui tendre. Après tout, si il aime jouer à la poupée, je ne vais pas m'en priver. Et il commence à brosser mes cheveux, petite poignée par petite poignée. Je ferme les yeux et le laisse faire. J'entends la brosse contre le marbre, il a fini.
J'ouvre les yeux et il est dos à moi, tirant le tabouret de cuir d'en dessous de l'évier. C'est un tabouret comme celui qu'utilisent les pianistes, un rectangulaire. Bill s'assoit et me tend sa brosse à cheveux.
Ok, j'ai compris, c'est mon tour. Et me voilà devant une crinière de cheveux crêpés. Il doit être maso de vouloir que je lui décrêpe les cheveux. Je prends une pince dans mon sac et lui attache le haut de la crinière au dessus de la tête. Il ressemble à un yorkshire comme ça. Je commence à rigoler et il me fusille en poussant un "Hey!".
++++++++++++++++++++ FIN N°6
Nous sommes peut-être restés comme ça cinq à dix secondes mais comme dans les films, on pouvait croire que c'était une éternité. Finalement, j'éternuai. Heu, oui, faut dire que je suis allergique aux parfums. Mais il sent bon, même si cela me fait éternuer.
Sa main gauche sur mes cheveux, il me regarda avec des yeux graves.
Ça y est, moi qui n'ai jamais eu de petit ami, même pas un baiser, je vais passer à la casserole. Mais je ne veux pas. Je vais me faire violer et personne ne voudra me croire. Mes yeux étaient grand ouvert et criaient à l'aide.
Mais Bill me lâcha et se dirigea vers le mini-bar pour s'agenouiller devant et ouvrir le frigo.
Il se retourna vers moi et dit: "Tu..." et termina sa phrase par un geste de la main qui veut dire "veut boire quelque chose?".
Je m'approchais de lui et répondu par un "Ja, coke light."
Il l'ouvra, me tendit la petite bouteille et un verre qui était au dessus du frigo.
Moi: Danke schoen.
Bill: Bitte schoen.
Je m'asseyais sur le bord du lit et versa un peu de coca dans le verre. Bill toujours agenouillé par terre, se rapprochant de moi.
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Il est maintenant en face de moi. Je bois une gorgée tout en le regardant droit dans les yeux et je lui tends le verre qu'il prend pour boire une gorgée à son tour.
Et maintenant? Que vais-je faire? Les paroles de cette chanson défilent dans ma tête. D'ailleurs, j'ai mal à la tête. Ma coiffure super élaborée commence à tirer sur mes cheveux.
Bill continue à me regarder sans un mot. Heureusement que je suis aussi pro à ce petit jeu de silence car cette situation en paniquerait pas mal. Je continue à le regarder avec ma main droite sur mes cheveux, tâtonnant les petites piques et les nombreuses épingles invisibles.
Bill avance sa main et touche ma petite robe noire.
Bill: Du hast von kleidung gewechselt.
Moi: Was? Ohhh ma robe. Ja. Ich...
Et je termine ma phrase par un super mime qui veut dire, "j'ai enlevé mes bottes et ma veste et j'ai mis une robe et ses chaussures."
Je pense que Bill commence à comprendre que c'est difficile d'être tout seuls sans interprète.
Bill: Je ne parle pas bien français and I don't speak english very well.
Je lui souris.
Moi: Ich deutsch nicht... heuuu and I speak english very well.
Il se met à rire. C'est à ce moment que je me décide à me lever pour prendre mon sac et aller vers la porte de sortie. Bill me regarde tout surpris, croyant sûrement que je pars. Ma main droite sur le bouton de porte de la salle de bain, je lui fais signe de venir. Il se lève et me suit dans la salle de bain.
Moi: Meine haare. Arrgh.
J'ouvre mon sac, sors un sac en plastique avec une brosse à cheveux et j'enlève la première épingle invisible que je mets dans le sac. Je fais de même avec une deuxième. Mes bras se soulèvent pour en retirer une troisième mais Bill arrête mon geste. Il est derrière moi, redescend mes bras le long de mon corps et commence à enlever les épingles lui-même.
Je le regarde faire à travers le miroir. Il prend son temps, il joue avec mes cheveux. Je le laisse faire, j'aime sentir ses mains dans mes cheveux, sur ma nuque. Il tourne autour de moi et je le suis toujours à travers le miroir.
Je passe mes mains dans mes cheveux pour vérifier qu'il ne reste plus rien et prends la brosse pour la lui tendre. Après tout, si il aime jouer à la poupée, je ne vais pas m'en priver. Et il commence à brosser mes cheveux, petite poignée par petite poignée. Je ferme les yeux et le laisse faire. J'entends la brosse contre le marbre, il a fini.
J'ouvre les yeux et il est dos à moi, tirant le tabouret de cuir d'en dessous de l'évier. C'est un tabouret comme celui qu'utilisent les pianistes, un rectangulaire. Bill s'assoit et me tend sa brosse à cheveux.
Ok, j'ai compris, c'est mon tour. Et me voilà devant une crinière de cheveux crêpés. Il doit être maso de vouloir que je lui décrêpe les cheveux. Je prends une pince dans mon sac et lui attache le haut de la crinière au dessus de la tête. Il ressemble à un yorkshire comme ça. Je commence à rigoler et il me fusille en poussant un "Hey!".
++++++++++++++++++++ FIN N°6